13 août 2026

Afrique Horizon

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Contester un président gabonais sans franchir les limites du respect

Des figures politiques gabonaises se sont réunies à Libreville pour dénoncer les attaques personnelles proférées à l’encontre du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. Ce rassemblement, organisé le 12 août 2026, a permis au collectif de réaffirmer son opposition aux outrances verbales, jugées préjudiciables à l’image du pays.

David Mbadinga, président de l’Union des patriotes gabonais loyalistes (UPGL) et porte-parole de ce groupe, a pris la parole pour condamner sans équivoque ces excès.

Autour de lui, Florentin Moussavou, leader du parti Conscience et action citoyenne (CAC), et Paskhal Nkoulou, président du Bloc démocratique populaire (BDP), ont apporté leur soutien à cette position. Leur objectif : rappeler que la contestation politique doit s’exercer dans le cadre du respect mutuel, sans recourir à l’insulte ou à la diffamation.

Le respect, pilier du débat politique au Gabon

Pour David Mbadinga, les propos tenus par certains activistes de la diaspora gabonaise, notamment ceux de Landry Mbeng (surnommé « Lanlaire »), résidant en Suisse, ont franchi une ligne rouge. Ses critiques, devenues virales sur les réseaux sociaux, visaient non seulement le Président de la République, mais aussi sa mère et la Première Dame, Zita Oligui Nguema, qualifiées de manière particulièrement offensante.

« On peut contester un Président sans insulter sa mère », a-t-il souligné, mettant en garde contre les dérives qui nuisent à la cohésion nationale. Selon lui, ces attaques personnelles ne reflètent pas seulement un désaccord politique, mais sapent l’image du Gabon à l’international.

Un appel au calme en août, mois de la Nation

Les responsables politiques ont profité de cette déclaration pour lancer un appel à l’apaisement, particulièrement en ce mois d’août, période symbolique où chaque Gabonais est invité à célébrer l’unité et la paix. « Chaque citoyen doit réaffirmer son attachement à la République, à la paix et à la cohésion nationale », ont-ils insisté.

Leur message est clair : le débat public doit rester constructif, encadré par le respect de la dignité humaine et la préservation de l’honneur national. Une position qui rappelle que la fermeté dans l’opposition ne doit jamais se transformer en attaque gratuite contre les familles des dirigeants.