
Le département de Podor est le théâtre d’un bouleversement politique notable avec le départ d’Ibrahima Diam Sow, une figure emblématique de Pastef. L’ancien coordinateur du parti, désormais résolument orienté vers la coalition Diomaye-Président, justifie son choix par une conviction profonde : « la patrie passe avant le parti ». Ce revirement redéfinit les dynamiques locales et marque un tournant pour la formation d’Ousmane Sonko.
La scène politique à Podor connaît un développement majeur suite à l’annonce d’Ibrahima Diam Sow. Ce cadre local influent, qui fut le tout premier coordinateur de Pastef dans la commune de Méri et président du Mouvement des patriotes soumis (MPI), a officialisé sa rupture avec le parti fondé par Ousmane Sonko. Une décision qui suscite de vives réactions et interroge l’avenir de la formation dans cette région.
Anciennement responsable de la communication pour Pastef dans la zone de Podor, Ibrahima Diam Sow explique son retrait par des divergences fondamentales avec l’orientation actuelle du parti. Il dénonce avec fermeté ce qu’il perçoit comme de « nombreuses contradictions » et un environnement interne caractérisé par une « dictature de la pensée unique ». Ces éléments, dit-il, l’empêchent désormais de s’identifier au projet politique défendu par Pastef.
Dans cette nouvelle étape de son parcours politique, Ibrahima Diam Sow affiche sans équivoque son soutien à la coalition Diomaye-Président. Il exprime sa détermination à accompagner les initiatives du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, en se positionnant sous la bannière d’une philosophie claire : « Nous plaçons la patrie avant le parti. » Ce principe guide désormais son engagement et sa vision pour l’avenir du Sénégal.
Figure de proue des premières heures de Pastef dans le nord du pays, Ibrahima Diam Sow a joué un rôle crucial dans l’enracinement du parti au sein de cette zone stratégique. Son action a été déterminante, notamment lors de l’organisation de la toute première visite d’Ousmane Sonko dans la région en 2017. Il a également activement participé à diverses campagnes de mobilisation, collaborant étroitement avec d’autres responsables politiques locaux, dont Ibrahima Sy. Son départ représente donc la perte d’un pilier historique pour le parti.
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