17 juin 2026

Afrique Horizon

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Le Gabon face au défi de l’eau et de l’électricité : la SEEG au cœur de la refonte

Bien que le sujet ne soit pas inédit, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a choisi de s’exprimer avec une clarté nouvelle, notamment compte tenu des circonstances actuelles. Il a affirmé que l’approvisionnement régulier en eau potable dans les foyers ne se concrétiserait pas instantanément, invitant les citoyens gabonais à faire preuve de patience.

L’eau et l’électricité, besoins fondamentaux, demeurent malheureusement des ressources limitées pour une grande partie des ménages, tant dans le Grand Libreville que dans les régions intérieures du pays. Rappelant les investissements conséquents déployés par le gouvernement depuis la période de Transition, le chef de l’État a assuré que « des solutions concrètes seront mises en œuvre ».

La question cruciale demeure : quand ces solutions verront-elles le jour ? L’impatience grandit au sein des populations qui peinent toujours à bénéficier pleinement de ces services essentiels au quotidien. Dénonçant une gestion désastreuse au cours des quatorze dernières années, le président Oligui Nguema a formellement promis de mettre un terme à cette situation difficile.

Conscient des lacunes opérationnelles de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), le dirigeant a officialisé la séparation de cette entité publique.

Comme il l’a souligné, « la SEEG, dans sa configuration actuelle, est incapable d’investir. C’est pourquoi une réforme est impérative. Cette entreprise souffre d’un sureffectif notable : 2 300 employés, avec seulement 300 ingénieurs et environ 500 agents de terrain. La SEEG sera donc divisée en deux entités distinctes : l’une dédiée à la gestion de l’eau, l’autre à celle de l’électricité. »

Cette restructuration majeure de la société vise à optimiser la production, la distribution et la commercialisation de ces services vitaux, en permettant une gestion plus ciblée et efficace de chaque secteur.