12 juin 2026

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Le procureur général Eddy Minang suspendu au Gabon : les dessous d’une décision majeure

Une décision officielle, portant le numéro 000007/MJGSCDH, signée le 9 juin 2026 par le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin Emane, a entrainé la suspension conservatoire pour trois mois du Dr. Eddy Narcisse Minang. Ce magistrat hors hiérarchie, qui occupait les fonctions de Procureur Général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, est désormais éloigné de ses responsabilités. Des sources proches du dossier indiquent que l’homme de loi ferait l’objet de soupçons d’implication dans un réseau d’influence opaque, lié à des affaires potentiellement scandaleuses. Cette nouvelle secoue l’actualité judiciaire gabonaise.

Auditionné pendant plusieurs heures au palais présidentiel, Eddy Narcisse Minang a vu sa suspension conservatoire officialisée par le ministre de la Justice. Pour assurer la continuité du service public, l’intérim a été immédiatement confié à Thalie Aubone Nguema épouse Edjo, également magistrate hors hiérarchie.

Dr. Eddy Minang : une mise à l’écart provisoire de l’appareil judiciaire

Cette mesure d’éloignement temporaire serait motivée par de lourds soupçons d’interférence et d’entrave à l’action publique. Au cœur de ces allégations se trouvent plusieurs dossiers financiers considérés comme sulfureux. Parmi eux, un litige impliquant la société Covec Gabon, portant sur un montant estimé à 4 milliards de francs CFA. Cependant, l’élément déclencheur principal de cette suspension serait l’affaire dite de la Direction centrale des affaires financières (DCAF) du ministère de l’Éducation nationale.

Ce dossier de surfacturations, rendu public au début du mois de juin 2026 par le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville, Dick Fabrice Boungou Mikolo, a déjà conduit à l’interpellation d’une vingtaine d’agents. Le préjudice financier est estimé entre 560 et 700 millions de francs CFA. Le procureur général suspendu est spécifiquement suspecté d’avoir utilisé son influence pour court-circuiter l’instruction en cours. Il apparaît que cette intervention pourrait être liée à des connexions géographiques, le directeur de la DCAF et le Dr. Minang étant tous deux originaires du Woleu-Ntem.