Le Sénat de la République Démocratique du Congo s’est engagé, le mercredi 10 juin, dans la phase de la seconde lecture de la proposition de loi définissant les modalités d’organisation d’un référendum sur le territoire national. Cette initiative législative, d’une importance capitale pour l’avenir politique du pays, a été transmise par l’Assemblée nationale et marque une étape décisive dans le processus démocratique congolais.
L’annonce a été faite par le président du Sénat, Sama Lukonde, lors d’une séance plénière. Le texte a été immédiatement orienté vers la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) pour une analyse approfondie. La commission dispose d’un délai de trois jours pour présenter son rapport, soulignant l’urgence et la rigueur avec lesquelles ce dossier est traité.
Cette proposition de loi trouve son origine à l’Assemblée nationale, où elle a été introduite par le député Paul-Gaspard Ngondankoy, représentant la circonscription de Yahuma, située dans la province de la Tshopo. Le 9 mai dernier, la chambre basse du Parlement avait déjà manifesté un large soutien à ce texte, l’adoptant à une écrasante majorité. Sur les 351 députés présents lors du vote, 348 s’étaient prononcés en faveur de son adoption, tandis que deux avaient voté contre et une abstention avait été enregistrée. Cette unanimité quasi totale à l’Assemblée nationale témoigne de la volonté d’avancer sur ce dossier crucial pour la souveraineté Afrique et le développement continent.
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