13 août 2026

Afrique Horizon

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Changement de direction à la Sosucam : qui sont les nouveaux actionnaires ?

Usine de la Sosucam au Cameroun, symbole d'un secteur sucrier en mutation.

Une page se tourne pour la Sosucam, fleuron de l’industrie sucrière camerounaise. Après des décennies sous la même direction, la Compagnie a basculé sous le contrôle d’un nouveau trio d’actionnaires. Ce changement de gouvernance, annoncé récemment, marque un tournant stratégique pour l’une des plus anciennes sucreries du pays.

Un trio d’investisseurs aux profils variés

Les nouveaux propriétaires de la Sosucam se distinguent par des parcours complémentaires. Parmi eux, on retrouve un acteur historique du secteur sucrier : la Compagnie sucrière sénégalaise, déjà implantée dans plusieurs pays africains. Son expérience dans la gestion de grandes unités de production représente un atout majeur pour moderniser l’outil industriel au Cameroun.

À ses côtés, Jean-Claude Mimran, figure emblématique du monde des affaires en Afrique, apporte son expertise en gestion et en expansion régionale. Son réseau et sa connaissance des marchés locaux seront des leviers clés pour booster la compétitivité de la Sosucam.

Castel, un géant industriel en embuscade

Le troisième membre de ce consortium n’est autre que Castel, groupe français aux multiples activités en Afrique. Spécialisé dans les boissons et l’agroalimentaire, Castel dispose d’une solide assise financière et d’une capacité à mobiliser des fonds importants. Son entrée au capital de la Sosucam pourrait accélérer les investissements nécessaires pour relancer la production et conquérir de nouveaux marchés.

Des ambitions affichées pour l’industrie sucrière camerounaise

Cette reprise s’inscrit dans un contexte où le Cameroun cherche à renforcer son autonomie alimentaire. La Sosucam, avec ses milliers d’hectares de canne à sucre et ses milliers d’employés, joue un rôle central dans cette dynamique. Les nouveaux actionnaires ont d’ores et déjà évoqué plusieurs pistes pour dynamiser le secteur :

  • Modernisation des infrastructures : moderniser les installations pour améliorer les rendements et réduire les coûts de production.
  • Diversification des débouchés : explorer des partenariats commerciaux pour exporter davantage de sucre camerounais.
  • Soutien aux producteurs locaux : renforcer les liens avec les planteurs de canne à sucre pour sécuriser l’approvisionnement et améliorer leurs conditions de travail.

Un défi de taille pour les nouveaux dirigeants

Si l’arrivée de ces investisseurs suscite de l’espoir, elle s’accompagne aussi de défis majeurs. La Sosucam devra composer avec des enjeux structurels, comme la fluctuation des prix du sucre sur les marchés internationaux ou la concurrence accrue des produits importés. La capacité des nouveaux actionnaires à relever ces défis sera déterminante pour l’avenir de l’entreprise et, plus largement, pour l’industrie sucrière camerounaise.

Une chose est sûre : cette transaction redessine le paysage économique du pays et confirme l’intérêt croissant des investisseurs pour le Cameroun, un marché au potentiel encore largement inexploité.