14 août 2026

Afrique Horizon

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Nouvelle dynamique de partenariat entre le Burkina Faso et le Burundi

La première édition de la Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et le Burundi s’est conclue ce jeudi à Bujumbura par la signature de 14 accords bilatéraux couvrant des domaines stratégiques pour les deux nations d’Afrique subsaharienne.

Au terme de plusieurs journées de négociations approfondies, les délégations burkinabè et burundaises ont finalisé des instruments juridiques ambitieux, officiellement paraphés par les ministres des Affaires étrangères des deux pays lors de la cérémonie de clôture.

Signature des accords de coopération entre le Burkina Faso et le Burundi

Des secteurs clés pour le développement commun

Les domaines couverts par ces accords reflètent les priorités des deux gouvernements. Parmi les principaux axes :

  • l’agriculture et l’élevage, piliers de l’économie locale ;
  • la sécurité et la protection civile, avec des mécanismes renforcés de coopération ;
  • les services aériens, pour faciliter les échanges ;
  • la santé et l’éducation, incluant la formation professionnelle et l’enseignement supérieur ;
  • l’emploi et la protection sociale ;
  • la jeunesse, le sport et les loisirs ;
  • la gestion des catastrophes et la prévention des risques.

Un accord historique a également été signé pour faciliter les voyages entre les deux pays en supprimant les visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques, de service ou ordinaires.

Autres avancées majeures : la reconnaissance mutuelle des permis de conduire nationaux, ainsi que des partenariats dans les domaines techniques et la recherche scientifique.

Rencontre des ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso et du Burundi

Une coopération de plus de 25 ans à renforcer

Ces engagements marquent une étape supplémentaire dans une relation diplomatique établie depuis près de trois décennies. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de passer des promesses aux réalisations concrètes au service des citoyens burkinabè et burundais.

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a insisté sur la nécessité d’une application rapide et efficace des accords :

« La signature d’aujourd’hui n’est que le début d’un processus. Il nous faut maintenant acter ces engagements par des actions immédiates, en consolidant les échanges entre nos institutions pour garantir des résultats tangibles pour nos populations. »

Selon lui, la Commission mixte devra transformer les orientations politiques en projets concrets, en mobilisant tous les acteurs concernés.

De son côté, le ministre burundais des Affaires étrangères, Édouard Bizimana, a souligné l’importance de la coopération Sud-Sud axée sur l’économie réelle :

« Au-delà des déclarations, nous devons construire une alliance économique solide, en favorisant les investissements croisés et en dynamisant les échanges entre nos secteurs privés. C’est ainsi que nous créerons de la richesse et des emplois durables. »

Il a particulièrement insisté sur la circulation des biens et services, ainsi que sur la promotion des opportunités économiques offertes par les deux pays.

Un partenariat Sud-Sud inspiré par les chefs d’État

L’initiative s’inscrit dans la volonté des présidents Ibrahim Traoré et Évariste Ndayishimiye de faire de leur collaboration un modèle d’intégration régionale, fondé sur la solidarité, la confiance et la stabilité.

Pour assurer le suivi rigoureux des décisions prises, les deux gouvernements ont convenu de créer rapidement des comités sectoriels dédiés, chargés de superviser la mise en œuvre des différents accords.

Cette première Commission mixte entre les deux nations d’Afrique de l’Est et d’Afrique de l’Ouest illustre leur engagement commun en faveur d’un développement partagé et d’une souveraineté renforcée.