Un an après son entrée en fonction au ministère des Postes et télécommunications, Me José Mpanda Kabangu a marqué l’histoire en restaurant la place de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances internationales du secteur. Nommé le 8 août 2025, il a célébré, le 12 août 2026, sa première année à la tête d’un département stratégique pour l’avenir numérique du pays.
Une année de défis relevés et d’exploits internationaux
Dès son arrivée, Me José Mpanda a identifié les priorités : briser l’isolement international de la RDC dans le domaine des télécommunications, moderniser l’administration et offrir aux opérateurs un cadre juridique stable. Les résultats sont à la hauteur des ambitions.
En moins de deux mois, la RDC a retrouvé son droit de parole et de vote à l’Union postale universelle (UPU), perdu depuis plus de trois décennies en raison d’arriérés de cotisations. Grâce à son plaidoyer auprès des plus hautes autorités, le gouvernement a pu régulariser sa situation.
L’Union africaine des télécommunications de retour à Kinshasa
Un autre succès majeur a été obtenu en octobre 2025 : le rapatriement du siège de l’Union africaine des télécommunications (UAT) de Nairobi à Kinshasa. Ce siège, déplacé après les événements de 1992, est enfin revenu dans la capitale congolaise après validation par la 7ᵉ conférence des plénipotentiaires de l’UAT à Abuja en juillet 2026. Le nouveau secrétaire général, le Zambien Kezias Kazuba Mwale, prendra ses fonctions à Kinshasa dès janvier 2027.
Ce retour s’accompagne d’un siège automatique au Conseil d’administration de l’UAT. Une première depuis 34 ans, rendue possible par le règlement des plus de 1,4 million de dollars d’arriérés et pénalités. Les locaux de l’UAT, situés boulevard du 30 juin, sont déjà opérationnels en attendant la construction d’un immeuble dédié.
Une candidature pour le Conseil d’administration de l’UIT
Me José Mpanda vise désormais un objectif encore plus ambitieux : faire élire la RDC au Conseil d’administration de l’Union internationale des télécommunications (UIT) pour le mandat 2027-2030. La candidature sera officiellement déposée en novembre 2026 lors de la conférence des plénipotentiaires à Doha, au Qatar.
Une présence au sein de l’UIT permettrait à la RDC de peser davantage dans l’élaboration des normes mondiales en matière de télécommunications et de bénéficier d’un accès privilégié aux financements internationaux. Environ 1,5 milliard de dollars sont prévus pour la période 2026-2030, notamment pour la fibre optique, les réseaux ruraux, les centres de données et les infrastructures satellitaires.
Modernisation de l’administration et amélioration du climat des affaires
Au niveau national, Me José Mpanda a engagé une réforme en profondeur de l’administration des Postes et télécommunications. En seulement 144 jours, il a doté le Secrétariat général des PTNTIC de nouveaux véhicules, dont trois bus pour les agents et des jeeps pour les cadres, une première dans l’histoire du ministère.
Il a également signé un arrêté révisant la grille barémique, lancé la réhabilitation du bâtiment du secrétariat général et adopté un nouveau cadre organique pour l’administration. Des promotions ont été attribuées équitablement, selon les critères d’ancienneté et de performance.
Sécurité juridique et participation locale renforcées
Pour rassurer les opérateurs, Me José Mpanda a résolu l’insécurité juridique en convertissant les titres des quatre principaux opérateurs : Airtel, Vodacom, Orange et Africell. Il a également réduit de moitié, avec effet rétroactif, le moratoire de 10 ans accordé aux télécoms, conformément à l’article 40 de la loi sur les télécommunications. Cet article garantit aux Congolais une participation de 25 % au capital des sociétés de télécommunications et de 5 % aux travailleurs.
Feuille de route pour une RDC connectée d’ici 2030
Me José Mpanda a tracé une feuille de route ambitieuse pour faire de la RDC un hub technologique en Afrique centrale. Les états généraux des Postes et télécommunications, organisés en avril 2026, ont permis de définir les priorités :
- Déployer au moins 54 000 kilomètres de fibre optique pour connecter les 145 territoires et réduire la fracture numérique.
- Construire au moins 30 000 tours ou antennes, avec une première phase de 3 000 tours dans la province du Kongo central, zone pilote.
- Acquérir un satellite souverain pour renforcer l’autonomie technologique du pays.
- Relancer le service postal et digitaliser les administrations.
Le Programme de transformation numérique (PTN), financé par la Banque mondiale et l’Agence française de développement, prend déjà en charge 10 000 kilomètres de fibre optique. Le Fonds de développement du service universel (FDSU) construit les tours, avec un premier financement de 3 000 antennes réparties entre les quatre opérateurs. Des négociations sont en cours avec la firme chinoise China Unicom pour la construction du satellite.
Avec ces actions, Me José Mpanda mise sur la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi : une RDC connectée et numérique d’ici 2030. Son bilan d’un an montre une dynamique irréversible vers cet objectif.
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