12 août 2026

Afrique Horizon

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Alain-claude bilie-by-nzé : le mgg exige une libération immédiate et sans condition

Soutien inconditionnel du président Brice Clotaire Oligui Nguéma et défenseur infatigable des droits du peuple gabonais, le Mouvement pour la Grandeur du Gabon (MGG), dirigé par Christian Mermance N’nang Nsome, a lancé un appel solennel pour la libération sans délai de Alain-Claude Bilie-By-Nzé, président d’Ensemble Pour le Gabon (EPG), actuellement détenu à la Prison centrale de Libreville depuis avril 2026. Les charges retenues contre lui ? Une escroquerie présumée, évaluée à cinq millions de Francs CFA.

Gabonactu.com / Alain Claude Bilie By Nze

Dans une déclaration publique, les responsables du MGG insistent sur l’urgence de préserver l’équité judiciaire et les avancées démocratiques chèrement acquises par les 102 formations politiques du pays. Certains de ces partis, selon leurs craintes, risquent même la dissolution en raison de la récente loi sur les organisations politiques.

Une voix qui s’élève au nom de la justice

« Ma démarche ne vise pas à protéger un homme, mais à incarner ce que la classe politique, la société civile et les médias gabonais auraient dû exiger lorsque j’ai moi-même été retenu illégalement et injustement pendant près de sept mois en prison. » Ces mots, prononcés par Christian Mermance N’nang Nsome, révèlent une détermination sans faille. Malgré son soutien affiché au chef de l’État, il refuse catégoriquement de se soumettre au conformisme ambiant, souvent surnommé ‘kounabéliste’.

Animé par un sens aigu du devoir national, le président du MGG exhorte les magistrats gabonais à assumer pleinement leur rôle : appliquer la loi, sans concession ni complaisance, comme ils l’avaient fait lors de sa propre détention arbitraire.

Les cicatrices d’un emprisonnement arbitraire

« Les conséquences de mon incarcération injustifiée ont profondément marqué ma vie et celle de mes proches. Aujourd’hui, ma santé, déjà fragile, porte encore les stigmates de cette épreuve. Pourtant, ceux qui se croient tout permis semblent indifférents au sort des autres. » Christian Mermance N’nang Nsome évoque avec amertume les dommages collatéraux de cette détention, rappelant que l’impunité ne devrait avoir aucune place dans un État de droit.

Dans un contexte politique où la liberté d’expression est désormais perçue comme une menace à l’ordre public, il assume pleinement les risques liés à sa prise de position. « Hier, c’était moi. Aujourd’hui, c’est Alain-Claude Bilie-By-Nzé. Qui sera la prochaine victime demain ? » s’interroge-t-il, mettant en garde contre une dérive autoritaire qui pourrait s’étendre.