À N’Djamena, les acteurs clés de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels (EFTP) se sont réunis pour un atelier national d’envergure. L’objectif ? Valider le rapport d’analyse préalable, pierre angulaire de la future Stratégie nationale de transformation numérique des centres de formation tchadiens. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large, alignée sur les ambitions continentales de modernisation des systèmes éducatifs.
Cette démarche, impulsée par des institutions majeures comme l’UNESCO, l’Union africaine ou encore la Banque africaine de développement, s’appuie sur une étude approfondie menée auprès de plus de 200 acteurs répartis dans 57 Centres de Formation Technique et Professionnelle (CFTP). Les données, collectées aussi bien sur le terrain qu’en ligne, couvrent l’intégralité des régions académiques du Tchad, garantissant une vision exhaustive des besoins et des réalités locales.
Un diagnostic révélateur : entre opportunités et obstacles
Dr Djininboh Gabriel, directeur général des Ressources humaines, de la Statistique et de la Digitalisation, a ouvert les travaux en insistant sur l’importance stratégique de la transformation numérique. Pour le Tchad, cette transition représente une occasion unique de répondre aux exigences des nouveaux métiers et de préparer les apprenants aux défis technologiques de demain.
Le rapport met en lumière des progrès tangibles, mais aussi des défis persistants qui freinent l’essor de l’EFTP numérique. Parmi eux figurent la gouvernance des systèmes éducatifs, l’accès aux infrastructures digitales, la connectivité limitée, les problèmes d’alimentation électrique, ou encore la formation insuffisante des enseignants aux outils numériques. Autant de pistes à explorer pour bâtir une stratégie réaliste et inclusive, ancrée dans les réalités tchadiennes.
Vers une stratégie nationale ambitieuse pour 2026-2030
Une fois validé, ce rapport servira de feuille de route pour élaborer la Stratégie nationale de transformation numérique de l’EFTP. Avec un horizon fixé à 2030, cette politique vise à doter le Tchad d’un système de formation technique moderne, performant et aligné sur les besoins du marché du travail.
Les participants à l’atelier ont été conviés à enrichir les propositions pour garantir leur pertinence et leur faisabilité. L’enjeu est de taille : transformer durablement l’enseignement professionnel tchadien, en faisant du numérique un levier de développement économique et social.
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