Au Sénégal, le Président Diomaye Faye fait face à de vives critiques de la part de son propre parti, le Pastef. Des voix s’élèvent, l’accusant d’avoir dévié des principes fondateurs qui l’ont mené au pouvoir. Alors que la question de son éventuelle exclusion du mouvement gagne en intensité, Ousmane Sonko a récemment apporté des éclaircissements sur la démarche interne du parti, soulignant que la situation serait évaluée en temps voulu et sans précipitation.
« Cela s’appréciera le moment venu », a déclaré Ousmane Sonko. Il a insisté sur la structure solide et l’organisation rigoureuse du Pastef, qui dispose de textes clairs régissant les procédures à suivre et les motifs justifiant une telle décision. « Le parti, ce n’est pas moi et ce sont les instances qui apprécieront le moment venu », a-t-il précisé, ajoutant que le processus n’en était « pas encore là ». Cette position reflète une approche mesurée face aux défis de l’actualité africaine.
Interrogé sur le point de savoir s’il considérait que le Président Diomaye Faye avait « trahi » le projet politique du Pastef, Ousmane Sonko a catégoriquement refusé d’employer ce terme. Il a expliqué privilégier une perspective plus politique qu’émotionnelle ou morale. « Les notions de trahison relèvent beaucoup plus de la morale et de l’affectif. Je préfère être sur un terrain lié à une notion beaucoup plus politique », a-t-il affirmé. Il a conclu en soulignant que, selon lui, « les engagements que nous avons pris vis-à-vis du peuple sénégalais, pour la plupart en tout cas, certains de ces engagements ne sont pas respectés et il n’y a pas de volonté de les respecter. » Il a réitéré son intention de se tenir éloigné du « terrain de l’émotion », laissant la notion de trahison à la sphère morale.
Plus d'histoires
Sénégal : les répercussions économiques de la communication gouvernementale et ses défis
Alioune SARR en France : la diaspora, pilier du nouveau pacte pour le Sénégal
Au Mali, l’illusion sécuritaire de la junte mise à nu par le JNIM