26 août 2026

Afrique Horizon

Prospective et actualités africaines : économie, diplomatie, développement et souveraineté du continent.

Sénégal : la double déclaration de patrimoine, un levier pour la transparence des hautes autorités ?

L’Assemblée nationale du Sénégal a récemment franchi une étape significative en adoptant une proposition de loi émanant de la majorité parlementaire, le Pastef. Ce nouveau texte introduit une obligation de double déclaration de patrimoine pour les plus hauts responsables de l’État : une exigence au début de leur mandat, complétée désormais par une seconde à son terme. Cette mesure, destinée à renforcer la transparence et à prévenir l’enrichissement illicite, soulève des questions cruciales quant à son application effective et à son impact sur la gouvernance au Sénégal, un sujet d’importance majeure dans l’actualité africaine.

La portée de cette législation est particulièrement examinée, notamment pour déterminer si elle s’appliquera aux trois personnalités actuellement en fonction au sommet de l’État. Historiquement, une disposition similaire avait été envisagée dans un projet de révision constitutionnelle, mais elle avait été retoquée par le Conseil constitutionnel. Le président Bassirou Diomaye Faye se trouve désormais face à la décision de promulguer cette loi, un acte qui pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la corruption et pour une plus grande souveraineté Afrique en matière de bonne gestion publique.

L’enjeu de cette loi est d’autant plus grand que sa mise en œuvre pourrait redéfinir les standards d’intégrité pour les dirigeants sénégalais. Elle vise à offrir une traçabilité plus rigoureuse des biens des hauts fonctionnaires, permettant ainsi de mieux contrôler l’évolution de leur patrimoine durant leur période d’exercice. L’application rétroactive ou immédiate de cette mesure aux mandats en cours est un point de débat central, avec des implications juridiques et politiques non négligeables pour le développement du continent.

Les regards sont tournés vers la présidence pour la promulgation de ce texte. La décision du président Bassirou Diomaye Faye sera déterminante pour l’avenir de cette réforme majeure. Elle signalera la volonté politique de son administration à instaurer une nouvelle ère de responsabilité et de transparence au sein de l’appareil d’État sénégalais, répondant ainsi aux attentes citoyennes en matière de bonne gouvernance.