Le gouvernement japonais vient d’annoncer une enveloppe de 3 millions de dollars américains destinée à la République démocratique du Congo pour intensifier la riposte contre l’épidémie d’Ebola qui frappe les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’Est du pays.
Ce financement d’urgence sera partagé entre trois organisations humanitaires actives sur le terrain. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) recevra 1,5 million USD, le Programme alimentaire mondial (PAM) obtiendra 1 million USD, et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) se verra attribuer 500 000 USD.
Ces fonds permettront de mener des actions dans des domaines clés tels que les soins de santé, l’accès à l’eau potable, l’assainissement et les mesures d’hygiène. Les autorités nippones estiment que cette contribution contribuera à freiner la propagation du virus Ebola non seulement en RDC, mais aussi dans les pays voisins exposés à des risques de contamination.
Avec ce geste, le Japon entend réaffirmer son engagement en faveur de la sécurité humaine, un principe fondamental qui a guidé sa réponse aux sollicitations des agences internationales présentes en RDC.
Face aux nombreuses annonces d’aide internationale depuis la résurgence de l’épidémie, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination et d’une transparence accrue dans la gestion des fonds destinés à la riposte sanitaire dans l’Est du pays.
Lors d’un point de presse conjoint tenu le 18 juin 2026 à Bunia (Ituri), M. Kamba a plaidé pour une approche unifiée entre le gouvernement et les partenaires techniques et financiers. Il a souligné qu’une grande partie de ces soutiens est gérée directement par des organisations humanitaires sans transiter par l’État, ce qui crée une confusion dans l’opinion publique, qui croit souvent que ces fonds sont sous la responsabilité directe du gouvernement congolais.
Le 17 mai 2026, deux jours après la déclaration officielle de l’épidémie en RDC, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé l’épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo, qui s’est propagée de la RDC vers l’Ouganda, comme une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC).
Selon l’OMS, l’épidémie connaît une expansion géographique importante et son ampleur réelle pourrait être sous-estimée. La situation est aggravée par la forte mobilité des populations, la fragilité des systèmes de santé, l’insuffisance des infrastructures sanitaires et les difficultés d’accès aux zones touchées par les conflits. À cela s’ajoute l’absence, à ce jour, de vaccin homologué et de traitement spécifique contre le virus Bundibugyo. Malgré ce contexte préoccupant, les autorités congolaises restent confiantes et comptent sur l’expérience acquise lors des seize épidémies d’Ebola précédentes que le pays a su maîtriser.
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