25 juin 2026

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Rdc : les Fardc rejettent les allégations d’extermination et mettent en garde contre la division

Les éléments des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC)

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont fermement répondu aux accusations formulées par les responsables de la coalition AFC/M23, lors d’une conférence de presse tenue à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, la semaine dernière. L’armée congolaise dénonce des allégations de persécution ciblant la communauté banyamulenge (tutsie) et les rejette catégoriquement.

Dans un communiqué publié ce lundi 22 juin 2026, signé par le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba, porte-parole intérimaire des FARDC, l’institution militaire accuse le mouvement rebelle de mener une « campagne de propagande et de désinformation » visant à discréditer les institutions de la République. Selon elle, cette manœuvre cherche à détourner l’attention des responsabilités de l’AFC/M23 dans la guerre d’agression contre la RDC et dans les violations graves du droit international humanitaire et des droits humains qui lui sont imputées.

Les FARDC estiment que les accusations de massacres, d’exterminations ou de persécutions contre des communautés congolaises sont « totalement dénuées de fondement ». Elles rappellent que plusieurs rapports des Nations Unies et d’organisations de défense des droits humains ont documenté des exactions commises par la coalition RDF-AFC/M23, notamment des exécutions sommaires, des enlèvements, des recrutements forcés, des violences sexuelles et des déplacements forcés de populations.

« Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo rejettent catégoriquement les accusations faisant état de prétendus massacres, exterminations ou persécutions dirigés contre une quelconque communauté congolaise. Ces allégations sont dénuées de tout fondement. Elles interviennent alors que plusieurs rapports ont documenté de graves violations imputées à la Coalition RDF-AFC/M23 », a dénoncé l’armée dans le communiqué.

Les FARDC dénoncent également une tentative d’instrumentalisation des identités communautaires et des appartenances linguistiques, visant à semer la division entre Congolais. Selon elles, cette campagne cherche à opposer artificiellement les populations de l’Est du pays à leurs compatriotes des autres provinces, dans le but d’affaiblir la cohésion nationale.

L’armée congolaise rappelle qu’elle est une armée nationale, républicaine et inclusive, composée de Congolaises et de Congolais issus de toutes les provinces. Elle souligne que les premières victimes de la guerre d’agression menée par la coalition RDF-AFC/M23 sont les populations de l’Est, qui subissent depuis des années l’insécurité, les déplacements forcés et les violations des droits humains.

« Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo mettent en garde contre toute campagne de propagande, de désinformation ou d’incitation à la haine susceptible de compromettre la cohésion nationale, la sécurité des populations et les efforts de restauration de la paix dans les zones affectées par l’agression », ont-elles averti.

Les FARDC réaffirment leur engagement constitutionnel à défendre l’intégrité territoriale, protéger les populations et neutraliser toute force hostile menaçant la souveraineté nationale. Elles déclarent ne pas se laisser distraire par les campagnes de désinformation ni par les tentatives de manipulation visant à affaiblir la détermination nationale.

Cette sortie des FARDC intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Kinshasa et l’AFC/M23, alors que les hostilités se poursuivent dans l’Est de la RDC. Le 18 juin, le coordonnateur de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, avait accusé le gouvernement congolais de violations du cessez-le-feu et dénoncé une situation humanitaire préoccupante dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, affirmant que les opérations militaires visaient à exterminer la communauté banyamulenge.