
Dix ans après avoir quitté le Gabon et cédé ses actifs à Assala Energy, le géant pétrolier Shell fait son retour sur le marché national. La major anglo-néerlandaise a signé le 22 juin 2026 à Libreville un accord préliminaire avec l’État gabonais pour l’exploration de nouveaux blocs offshore en eau ultra-profonde, confirmant le regain d’attractivité du secteur pétrolier gabonais.
Une stratégie de relance payante pour Libreville
Le retour de Shell constitue une avancée majeure pour la stratégie de relance du secteur des hydrocarbures menée par les autorités gabonaises. Après plusieurs années marquées par une baisse des investissements internationaux, Libreville multiplie les initiatives pour attirer de nouveaux capitaux et relancer l’exploration. Cette politique porte déjà ses fruits.
Le Gabon a ouvert à l’exploration près de 71 % de son domaine maritime encore inexploité, offrant ainsi aux compagnies pétrolières de nouvelles opportunités dans des zones à fort potentiel. La signature de cet accord avec Shell s’inscrit dans une dynamique plus large de retour des grandes compagnies internationales.
Les majors mondiales de nouveau séduites
Ces derniers mois, le pays a également conclu des partenariats avec des acteurs majeurs du secteur, notamment ExxonMobil et BP, témoignant de la confiance retrouvée des investisseurs dans le potentiel du bassin sédimentaire gabonais. Au-delà du symbole, cette nouvelle phase d’exploration en eaux ultra-profondes pourrait contribuer au renouvellement des réserves nationales, soutenir la production à long terme et renforcer la place du Gabon parmi les producteurs pétroliers les plus attractifs du continent.
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