Niamey, juillet 2026 – Le Niger accélère sa mutation administrative. Réunis en session ordinaire, les membres du Conseil consultatif de la Refondation (CCR) ont passé en revue les avancées concrètes de la réforme de la fonction publique nigérienne. Sous la présidence du Dr Mamoudou Harouna Djingarey, les débats ont mis en lumière les progrès enregistrés dans la modernisation des ressources humaines de l’État, présentés par la ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, Aïssatou Abdoulaye Tondi.
Les échanges ont permis de dresser un bilan détaillé des mesures adoptées pour rendre l’administration plus performante, transparente et alignée sur les ambitions de la Refondation. L’accent a été mis sur l’harmonisation des statuts, l’évaluation des compétences et l’adaptation aux besoins des usagers.
Une administration publique repensée pour plus d’efficacité
Les réformes engagées par le ministère visent une refonte complète du système de gestion des agents de l’État. Parmi les priorités : l’unification des cadres réglementaires, l’optimisation de la gestion des carrières et la modernisation des processus administratifs. Ces initiatives s’inscrivent dans une logique de transparence et de responsabilité, essentielles pour restaurer la confiance des citoyens.
Les nouvelles orientations adoptées visent à créer une fonction publique plus réactive, capable de s’adapter aux défis contemporains tout en garantissant l’équité entre les agents.
La révolution numérique au service des agents publics
La digitalisation s’impose comme le pilier central de cette transformation. Le Système intégré de gestion des ressources humaines de l’État et de la paie (SIGRHEP) incarne cette modernisation. Déjà, plus de 16 500 dossiers d’agents ont été numérisés, tandis que 23 000 autres ont été mis à jour. Ces chiffres illustrent l’ampleur des efforts déployés pour sécuriser et fluidifier la gestion administrative.
À terme, le SIGRHEP prendra en charge la gestion de près de 200 000 agents, tout en soutenant le travail de quelque 150 gestionnaires répartis sur le territoire. Plusieurs applications métiers ont également été lancées pour renforcer l’efficacité des services publics.
Vers une fonction publique plus équitable et performante
Outre la dimension numérique, plusieurs réformes structurelles ont été adoptées. Parmi elles : l’actualisation du statut général de la fonction publique, l’introduction d’outils d’évaluation des agents et une stratégie de redéploiement dans les zones post-crise. Ces mesures visent à renforcer la cohésion sociale et à améliorer la qualité des services rendus aux populations.
Le ministère a également poursuivi ses efforts en matière de recrutement et de gestion des carrières, avec l’organisation de concours et le suivi administratif de milliers de fonctionnaires. Ces initiatives s’inscrivent dans une dynamique de professionnalisation accrue de l’administration.
Les défis de la réforme au cœur des débats
Les discussions au sein du CCR ont permis d’aborder les enjeux majeurs de cette réforme : modernisation administrative, gestion optimisée des ressources humaines et amélioration des politiques de l’emploi. Les membres du Conseil ont salué les avancées réalisées, adoptant une motion de félicitations à l’égard des équipes gouvernementales.
Ces travaux confirment la volonté des autorités nigériennes de faire de la modernisation de l’administration un levier stratégique. L’objectif ? Offrir un service public de qualité, renforcer l’efficacité de l’État et concrétiser les ambitions portées par la Refondation.
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