7 août 2026

Afrique Horizon

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Niamey mise au pas : la COLDEFF récupère 74 milliards de FCFA contre la gabegie

L’opération « Mains propres » bat son plein au Niger. Sous l’égide de la COLDEFF, un organisme spécialisé dans la lutte contre les malversations financières, les comptes publics se remplissent à nouveau. Lors d’une cérémonie officielle organisée à Niamey, les autorités ont révélé un bilan financier sans précédent : plus de 74 milliards de francs CFA ont été restitués au Trésor public. Un résultat spectaculaire qui marque une accélération notable des recouvrements, avec une hausse de 12 milliards de FCFA en un an seulement. À noter que ce montant exclut les biens immobiliers, les véhicules et autres actifs confisqués aux contrevenants.

Une approche dissuasive : l’amende plutôt que l’emprisonnement

Le pouvoir en place affiche une stratégie claire : privilégier les sanctions financières aux peines de prison. Lors d’une rencontre avec la COLDEFF, le chef de l’État a réaffirmé cette ligne directrice. L’objectif ? Éviter l’encombrement des prisons tout en frappant là où cela fait mal : le portefeuille des fraudeurs. Une méthode présentée comme pragmatique et adaptée à la situation économique du pays.

« Notre mission n’est pas de surcharger les établissements pénitentiaires, mais de rétablir l’équilibre budgétaire. C’est pourquoi nous misons sur des pénalités financières lourdes pour dissuader les abus. »

Cette approche vise également à rassurer les partenaires internationaux, dans un contexte marqué par des tensions économiques. Les personnes concernées par les enquêtes sont invitées à régulariser leur situation sous peine de sanctions supplémentaires. Une ligne de conduite qui semble préserver, pour l’instant, leur statut social.

Un trésor public à la rescousse des Nigériens

Avec ces fonds récupérés, les attentes sont immenses. Face aux défis climatiques et aux besoins criants en infrastructures, l’opinion publique espère voir ces milliards servir directement les populations. Entre espoirs de baisses d’impôts et projets sociaux, le débat s’installe déjà dans les rues de Niamey. Une chose est sûre : la COLDEFF ne compte pas relâcher la pression sur les fraudeurs.