27 juin 2026

Afrique Horizon

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Maroc : les ports de Tanger Med et Casablanca au cœur d’une révolution logistique mondiale

Le Maroc s’impose comme un acteur incontournable du transport maritime en Afrique, attirant l’attention des plus grands partenaires internationaux. L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a récemment dévoilé les contours d’un ambitieux programme d’évaluation des infrastructures portuaires nationales, confirmant ainsi l’importance stratégique du Royaume dans les échanges mondiaux. Selon les dernières annonces officielles, une mission d’experts japonais sera déployée du 2 septembre 2026 au 26 février 2027, après le lancement d’un appel d’offres prévu pour le 1er juillet 2026. Cette initiative vise à analyser en profondeur les ports de Tanger Med et Casablanca, ainsi que l’ensemble du réseau portuaire marocain.

Des infrastructures stratégiques au carrefour des échanges mondiaux

Les deux principaux hubs maritimes du pays, Tanger Med et Casablanca, traitent à eux seuls près de 98 % du commerce extérieur marocain. Leur position géographique exceptionnelle en fait des pivots majeurs entre l’Europe, l’Afrique et les grands marchés internationaux. La JICA souligne dans son programme leur rôle central dans les chaînes d’approvisionnement globales, tout en insistant sur leur nécessité d’évoluer pour répondre aux défis futurs.

La mission japonaise ne se limite pas à un simple audit technique : elle s’inscrit dans une vision globale de développement économique. Les experts devront évaluer les progrès accomplis en matière de numérisation, de décarbonation et d’efficacité opérationnelle, tout en identifiant les leviers pour renforcer la compétitivité du Maroc comme plateforme logistique continentale.

Une stratégie axée sur l’innovation et la durabilité

L’évaluation prévue par la JICA s’articule autour de quatre axes majeurs :

  • Modernisation des infrastructures : analyse des projets d’extension, optimisation des espaces existants et intégration des nouvelles technologies pour fluidifier les opérations portuaires.
  • Transition écologique : recensement des mesures déjà mises en place pour réduire l’empreinte carbone des ports, évaluation des dispositifs énergétiques durables et promotion de l’efficacité environnementale.
  • Numérisation des processus : digitalisation de la gestion portuaire, synchronisation des escales selon les principes du « Just in Time », renforcement de la cybersécurité et préparation à la neutralité carbone.
  • Prospective commerciale : modélisation des flux de marchandises futurs, identification des besoins en capacités supplémentaires et analyse de l’adéquation entre infrastructures et demande économique.

Vers une coopération renforcée entre le Maroc et le Japon

Au-delà du diagnostic, la mission de la JICA a pour ambition d’identifier des opportunités de collaboration technologique entre les deux pays. Les experts japonais devront proposer une liste de projets concrets, mobilisant des solutions numériques, des équipements innovants et des technologies de pointe pour accélérer la transition écologique et digitale des ports marocains.

Une phase pilote sera ensuite lancée pour tester certaines de ces innovations avant leur présentation aux autorités marocaines lors d’un atelier dédié. Avec une mobilisation de 6,61 mois-personnes, cette étude constitue une étape préparatoire majeure, susceptible d’évoluer avant la finalisation de l’appel d’offres.

Cette initiative illustre la confiance internationale placée dans le système portuaire marocain. En combinant expertise technique, vision prospective et engagement environnemental, la JICA positionne les infrastructures du Royaume au cœur d’une réflexion de long terme, visant à consolider leur rôle de pont entre l’Europe et l’Afrique.