Hamma Ag Mahmoud rallie la coalition de l’imam Dicko au Mali

Ancien ministre sous le régime du général Moussa Traoré, Hamma Ag Mahmoud a occupé le poste de ministre du Travail et de la Fonction publique entre 1986 et 1988. Par la suite, il a exercé des fonctions préfectorales dans plusieurs régions du Mali, notamment à Sikasso, Koulikouro, Ségou, Gao et Tombouctou. Son engagement politique a pris un tournant en 2012 lorsqu’il a rejoint le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), participant activement aux négociations ayant abouti à la signature de l’accord de paix de 2015 avec les autorités maliennes.
Une classe politique en échec selon l’ancien ministre
Depuis son exil en Mauritanie en 2011, Hamma Ag Mahmoud a choisi de s’investir dans la Coalition des forces pour la République (CFR). Dans une déclaration récente, il dresse un constat sans appel : « Nous traversons une période de crise sans précédent, le pays est en pleine décomposition ». Pour lui, l’urgence est de rassembler les Maliens autour d’un projet commun. « La CFR a pris les devants, il est temps que tous les concitoyens la rejoignent pour organiser une conférence nationale capable de corriger les erreurs du passé », explique-t-il.
Les causes des crises au Mali ? « Le délitement de la classe politique malienne », affirme-t-il avec force. « Les Maliens méritent un projet politique inclusif où chacun se retrouve. Les rébellions et l’émergence des groupes jihadistes sont les conséquences directes de cet échec. »
Dialogue avec les groupes armés : une solution envisageable ?
Le Jnim, groupe armé lié à al-Qaïda, a récemment modifié son discours pour se présenter comme un acteur politique légitime. Bien que son objectif reste l’instauration d’un système fondé sur la charia, certains observateurs s’interrogent sur la possibilité d’engager des négociations avec lui dans un cadre républicain.
Pour Hamma Ag Mahmoud, la réponse est claire : « Bien sûr que c’est possible ! Il faut appliquer tous les principes démocratiques — égalité, justice — en associant l’ensemble des Maliens. » Selon lui, une gouvernance transparente et inclusive pourrait mettre fin aux violences. « Si la bonne gouvernance est rétablie, il n’y aura plus de place ni pour les jihadistes ni pour les rébellions. »
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