L’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement la République démocratique du Congo (RDC) a déjà entraîné la mort de 438 personnes, sur un total de 1 406 cas confirmés, selon les dernières données communiquées par les autorités sanitaires. Le taux de mortalité s’élève ainsi à 31,2 %, révélant la gravité de cette flambée épidémique.
Une souche rare et sans traitement disponible
Détectée officiellement depuis le 15 mai, cette épidémie est provoquée par le virus Bundibugyo, une souche particulièrement dangereuse. À ce jour, aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’existe contre cette variante du virus. Cependant, des essais cliniques sont en cours de préparation pour tenter d’endiguer la propagation.
L’Ituri, épicentre d’une crise sanitaire
La province de l’Ituri reste le cœur de l’épidémie, concentrant 91,2 % des cas confirmés et 83,6 % des décès. Le virus s’étend également aux provinces voisines du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, bien que cette dernière n’ait enregistré aucun nouveau cas depuis le 26 mai.
Un cas détecté à Kisangani : un signal d’alerte
Un cas a été identifié à Kisangani, capitale de la Tshopo, située à près de 600 kilomètres de l’épicentre. Une jeune femme de 24 ans, enceinte de six mois, a été testée positive au virus. Les analyses ont révélé que son corps, transporté illégalement par moto depuis la zone de santé de Nia Nia en Ituri, présentait des traces du virus. Ce déplacement, malgré les risques élevés de transmission liés aux rites funéraires, souligne les défis logistiques et culturels auxquels font face les équipes sanitaires.
Extension inquiétante dans le Haut-Uélé
Un décès et un nouveau cas ont également été signalés dans le Haut-Uélé. Les autorités sanitaires précisent que la personne infectée a quitté la zone de Nia Nia et fait actuellement l’objet d’une recherche active. Ces événements confirment la propagation du virus au-delà des foyers initiaux.
Des cas « importés » mais une vigilance renforcée
Malgré ces nouveaux signalements, les autorités sanitaires maintiennent que seules trois provinces sont officiellement touchées par l’épidémie. Les cas rapportés dans la Tshopo et le Haut-Uélé sont considérés comme des infections « importées » depuis l’Ituri. Plusieurs contacts ont été identifiés et certains transférés en Ituri pour un suivi médical renforcé.
Transmissible par contact avec les fluides corporels, le virus Ebola a causé plus de 15 000 morts sur le continent africain ces cinquante dernières années. En RDC, l’épidémie la plus meurtrière, survenue entre 2018 et 2020, avait enregistré près de 2 300 décès.
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