La scène diplomatique africaine reste tendue entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda. La semaine dernière, Londres a été le théâtre de la sixième rencontre du Comité conjoint de suivi de l’accord de paix, réunissant les délégations de Kigali et Kinshasa. Les deux nations se sont de nouveau engagées à apaiser les tensions, notamment autour de la région de Minembwe, et à étendre la portée du mécanisme de vérification du cessez-le-feu.
Ces engagements interviennent dans un contexte où les États-Unis multiplient les sanctions à l’encontre de responsables et d’entreprises rwandaises. Washington accuse ces entités de complicité dans le trafic illicite d’or et de coltan, des minerais extraits des zones sous le contrôle de l’AFC/M23 en République Démocratique du Congo. Devant le Conseil de sécurité, l’émissaire américain Massad Boulos a d’ailleurs exprimé des doutes quant au respect des engagements pris par Kigali.
Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a été l’invité de notre rédaction pour aborder ces questions pressantes. Alors que les accusations convergent et que la pression internationale s’intensifie, la question demeure : le Rwanda maintiendra-t-il sa version des faits face à ces allégations ?
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