La Chine salue les efforts de la RDC pour éradiquer les violences sexuelles et en fait une priorité onusienne
Lors d’une séance exceptionnelle du Conseil de sécurité des Nations Unies, présidée par la République démocratique du Congo, le représentant chinois auprès de l’organisation internationale a vivement condamné l’escalade des violences sexuelles dans les zones de conflit. Une prise de position forte qui s’inscrit dans un contexte où les crimes contre les femmes et les filles atteignent des niveaux alarmants, notamment dans l’est de la RDC.
Une condamnation ferme des violences sexuelles comme arme de guerre
L’ambassadeur chinois Fu Cong a dénoncé lors de cette réunion internationale le recours systématique aux violences sexuelles comme stratégie de guerre et de terreur. Selon lui, ces actes constituent une violation flagrante des résolutions onusiennes et du droit international, infligeant des traumatismes profonds aux victimes et à leurs communautés. La RDC, particulièrement touchée, a été citée en exemple pour ses initiatives locales de prévention et de protection des populations civiles.
Le rôle central de la paix et de la stabilité
Pour Pékin, la priorité absolue reste le rétablissement de la paix et de la sécurité. « Sans paix durable, aucune solution structurelle ne peut être envisagée », a insisté Fu Cong. Il a appelé la communauté internationale à renforcer la diplomatie préventive et à privilégier les mécanismes de médiation pour désamorcer les tensions dans les régions instables.
Soutien accru aux mécanismes d’assistance aux victimes
Le diplomate chinois a également souligné l’urgence de renforcer les systèmes d’accompagnement pour les survivantes, incluant des soins médicaux, un soutien psychologique et une réinsertion économique. « La justice ne peut être rendue sans une assistance complète aux victimes », a-t-il déclaré, appelant à un financement stable des programmes humanitaires.
La RDC à l’avant-garde de la lutte contre ces crimes
Le représentant spécial de l’ONU pour les violences sexuelles, Pramila Patten, avait précédemment alerté sur la doublement des cas de violences liées aux conflits en un an. La RDC, en collaboration avec les Nations Unies, a mis en place des protocoles innovants pour enquêter, poursuivre les responsables et protéger les populations vulnérables. Pékin a salué ces avancées tout en appelant à une coopération internationale renforcée.
Un appel à la responsabilité collective
Fu Cong a conclu en insistant sur l’importance de respecter la souveraineté des États tout en les aidant à renforcer leurs capacités. « Chaque pays doit être maître de sa sécurité, mais la solidarité internationale est indispensable pour éradiquer ces crimes », a-t-il affirmé.
Cette séance du Conseil de sécurité met en lumière l’engagement de la Chine en faveur des droits des femmes et de la stabilité en Afrique centrale, tout en soulignant les défis persistants dans la région.
Plus d'histoires
Le sénateur Salomon Kalonda dénonce les dérives des coups d’État constitutionnels en afrique
Félix Tshisekedi adresse un message urgent à l’Angola dans un contexte de crise régionale
Falsification de la signature d’Ousmane Sonko : Khardiata Tandian attend le délibéré fixé au 23 juillet