8 juin 2026

Afrique Horizon

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Côte d’Ivoire : l’agriculture au cœur du développement économique

Côte d’Ivoire : l’agriculture au cœur du développement économique

Avec une croissance économique remarquable, la Côte d’Ivoire se positionne comme l’un des moteurs de l’Afrique de l’Ouest. Ce dynamisme repose en grande partie sur son secteur agricole, qui a longtemps dominé l’économie nationale. À l’indépendance, l’agriculture représentait près de 50 % du PIB, mais en 2024, elle ne contribuait plus qu’à 15,9 % du PIB total. Cependant, ce secteur reste un pilier essentiel, employant directement 46 % de la main-d’œuvre du pays. Les exportations agricoles, qui constituent 51,5 % des ventes à l’étranger en 2025, jouent un rôle clé dans l’équilibre de la balance commerciale ivoirienne.

un secteur agricole inégalitaire et confronté à des défis persistants

Malgré son importance économique, l’agriculture ivoirienne fait face à des inégalités marquées. Les taux de pauvreté sont particulièrement élevés en milieu rural, touchant 54,4 % de la population, contre une moyenne nationale de 37,5 %. Dans ces zones, l’emploi est largement dominé par le secteur agricole, où près de 90 % des agriculteurs font partie du premier décile de revenu, c’est-à-dire les plus pauvres. La situation est particulièrement critique dans la filière cacao, où 60 % des producteurs vivent en dessous du seuil de pauvreté national.

des cultures de rente dominantes mais une dépendance alimentaire à combler

Les cultures industrielles et de rente, comme le cacao, la noix de cajou et le caoutchouc naturel, sont les principaux moteurs de l’agriculture ivoirienne. En effet, la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao et de noix de cajou, ainsi que le troisième producteur mondial de caoutchouc naturel. Malgré ces performances, le pays reste fortement dépendant des importations de céréales et de poissons, essentiels à l’alimentation des populations urbaines. La production vivrière, quant à elle, souffre d’un manque de structuration et repose majoritairement sur une économie informelle, limitant l’accès des producteurs aux marchés.