14 juillet 2026

Afrique Horizon

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Yaoundé : le président du Sénat congolais défend la RDC comme acteur clé de la stabilité écologique

Du 6 au 11 juillet 2026, la capitale camerounaise a accueilli la 51ᵉ Session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), un événement majeur réunissant plus de 300 députés issus de 42 sections parlementaires francophones. Parmi les participants, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, président du Sénat de la République démocratique du Congo (RDC), a marqué les débats par deux interventions fortes : la valorisation du rôle écologique de son pays et la condamnation des répercussions environnementales de l’instabilité sécuritaire dans l’Est congolais.

La RDC, un « pays solution » pour la préservation des écosystèmes mondiaux

S’appuyant sur la vision stratégique du président Félix Antoine Tshisekedi, Jean-Michel Sama Lukonde a présenté la RDC comme une nation incontournable dans la lutte contre le changement climatique. « Notre pays s’affirme naturellement comme un véritable pays solution », a-t-il affirmé, soulignant les atouts écologiques exceptionnels du territoire congolais.

Le président du Sénat a mis en avant le Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical au monde, ainsi que la biodiversité unique de la région. Il a également évoqué le projet du Couloir Vert Kivu-Kinshasa, une initiative ambitieuse couvrant plus de 500 000 km², visant à renforcer la résilience climatique à l’échelle continentale.

Dans un contexte où les engagements internationaux peinent à répondre aux défis environnementaux, il a rappelé que « les efforts de la communauté internationale restent insuffisants face à l’ampleur des enjeux ».

Dénonciation des conséquences écologiques des conflits armés en RDC

Jean-Michel Sama Lukonde a également alerté sur l’impact dévastateur des violences sur les écosystèmes de l’Est de la RDC. Il a pointé du doigt ce qu’il qualifie d’« agression rwandaise » à travers le groupe armé AFC/M23, accusant ce conflit d’entraîner des conséquences dramatiques à la fois humaines et environnementales.

Selon lui, les affrontements répétés provoquent non seulement des pertes humaines et des déplacements massifs de populations, mais aussi une destruction systématique des écosystèmes : pollution des sols et des cours d’eau, dégradation de la faune et de la flore, et perturbation des cycles naturels. « On ne peut pas prétendre assurer un équilibre climatique tant que, par la guerre, on pille et on détruit massivement les ressources naturelles », a-t-il déclaré avec fermeté.

Il a appelé la Francophonie à s’engager concrètement pour soutenir les initiatives de paix en RDC et renforcer les accords internationaux visant à protéger l’environnement dans les zones de conflit.

Appel à un pacte climatique francophone et soutien à une candidature africaine

Pour aller plus loin, Jean-Michel Sama Lukonde a plaidé en faveur d’un « pacte climatique francophone », fondé sur la solidarité et une meilleure prise en compte des besoins des communautés vivant à proximité des zones forestières. Il a également annoncé le soutien de la RDC à la candidature de Julianna Lumumba pour la direction de la Francophonie, réaffirmant ainsi son engagement en faveur d’une gouvernance internationale plus inclusive et respectueuse des enjeux africains.

Cette 51ᵉ Session de l’APF a également été marquée par la tenue de la 11ᵉ édition du Parlement francophone des jeunes (PFJ), une plateforme dédiée à la jeunesse francophone, réunissant 61 jeunes représentants de 29 sections et des organisations partenaires telles que l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF).

Photo d’illustration : Jean-Michel Sama Lukonde, Président du Sénat