28 avril 2026

Vaccination au Burkina Faso : protéger les enfants contre les maladies évitables

la vaccination au Burkina Faso : un geste essentiel pour la santé des enfants

Fada N’Gourma – au Burkina Faso, la santé des enfants passe inévitablement par la vaccination. une mère comme Nadège Thiombiano, originaire de Fada N’Gourma, en est une fervente défenseure. dès l’annonce d’une campagne de vaccination contre la poliomyélite, elle a veillé à faire vacciner sa fille Mouzaratou, âgée de seulement 13 mois. pour elle, vacciner son enfant n’est pas une option, mais un devoir sacré.

« je connais les ravages de la polio. tant que je serai en vie, aucun de mes enfants ne manquera son vaccin », déclare-t-elle avec conviction. son engagement reflète l’importance que les familles burkinabè accordent désormais à la vaccination, une pratique qui sauve des vies au quotidien.

des campagnes de vaccination qui dépassent les attentes

durant la campagne organisée du 7 au 10 novembre 2025, les équipes du centre de santé et de promotion sociale (csps) du secteur 09 ont vacciné 5 290 enfants âgés de 0 à 59 mois. un résultat remarquable, avec un taux de couverture vaccinale de plus de 104 %, dépassant ainsi l’objectif initial de 5 060 enfants.

pour André Yonli, infirmier chef du csps, ce succès est le fruit d’une mobilisation communautaire exceptionnelle. « les parents, les vaccinateurs et les mobilisateurs sociaux ont tous joué un rôle clé. nous avons identifié les défis et agi rapidement pour les surmonter. les équipes mobiles ont même atteint les zones les plus isolées, y compris les quartiers non lotis et les sites de personnes déplacées internes. »

une approche collaborative pour maximiser l’impact

le csps a bénéficié d’un renforcement des capacités en gestion des données et en communication, permettant de mieux sensibiliser les familles. des réunions de plaidoyer, des séances de mobilisation sociale et des collaborations avec les leaders religieux, coutumiers et les associations de femmes ont été organisées pour démystifier les idées reçues sur la vaccination.

talato Lompo, mère de quatre enfants, témoigne de cette évolution : « avant, je craignais que la vaccination ne rende mes enfants malades. grâce aux explications des agents de santé, j’ai compris son importance. aujourd’hui, mes enfants tombent rarement malades. je continuerai à les faire vacciner. »

l’engagement des communautés et des partenaires

Adjaratou Ouoba, agent de santé communautaire et volontaire nationale, souligne l’impact des sensibilisations : « les mères sont de plus en plus conscientes des dangers de la poliomyélite. des parents comme Nadège agissent désormais pour protéger leurs enfants. »

le médecin-chef du district de Fada N’Gourma, la Dre Sandrine Bienvenue Sam, met en avant le rôle clé des partenaires comme l’organisation mondiale de la santé (oms). « l’oms a apporté un soutien logistique et technique essentiel : transport des vaccins, supervision des équipes, collecte des données et déploiement d’experts sur le terrain. »

grâce à cette collaboration, plus de 134 000 enfants ont été vaccinés dans le district sanitaire, avec un taux de couverture de plus de 103 %. ces chiffres confirment l’engagement du Burkina Faso à maintenir son statut de pays exempt de poliomyélite depuis 2015.

un avenir sans poliomyélite

pour Nadège, ces résultats se traduisent par une réalité tangible : des enfants en bonne santé. elle résume l’essence de la vaccination en une phrase : « ce vaccin est un petit geste, mais il protège toute une vie. »

les campagnes se poursuivent, et chaque parent a un rôle crucial à jouer pour préserver les acquis. en faisant vacciner leurs enfants, les familles contribuent à un avenir où la poliomyélite ne sera plus qu’un mauvais souvenir.