3 août 2026

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Trump confirme le soutien américain à la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental

Trump confirme le soutien américain à la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental

Donald Trump lors d'un discours à Milford, dans le Michigan, en juillet 2026
Donald Trump lors d’un discours à Milford, dans le Michigan, en juillet 2026. –  Tous droits réservés  AP Photo
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Dans une communication adressée au roi Mohammed VI, l’ancien président américain Donald Trump a réitéré la position des États-Unis reconnaissant sans réserve la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Il a également réaffirmé le soutien de Washington au plan d’autonomie proposé par Rabat, qu’il qualifie de « solution réaliste et durable » pour résoudre ce conflit territorial.

Donald Trump a qualifié le statu quo actuel d’« inacceptable » et a souligné que la résolution de ce différend permettrait de « stimuler la prospérité et renforcer l’intégration entre les nations africaines ». Il a réitéré l’engagement des États-Unis à œuvrer pour une issue pacifique et rapide à ce conflit qui dure depuis des décennies.

Ce soutien américain s’inscrit dans la continuité de la décision historique prise en décembre 2020 par Donald Trump, alors en fin de mandat, de reconnaître officiellement la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Cette décision s’accompagnait d’un accord diplomatique majeur : la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, permettant au royaume chérifien de rejoindre les accords d’Abraham.

Au-delà de l’aspect territorial, la Maison Blanche a salué le rôle central du Maroc dans la stabilité régionale. Washington considère le royaume comme un partenaire stratégique dans la lutte contre le terrorisme et les défis sécuritaires internationaux. Donald Trump a souligné le « leadership visionnaire » du roi Mohammed VI, saluant son engagement contre l’extrémisme et pour la sécurité des populations marocaines et américaines, renforçant ainsi les liens bilatéraux.

Dans cette optique, le président américain a annoncé un renforcement de la coopération sécuritaire entre les États-Unis et le Maroc en Afrique du Nord-Ouest. Les deux pays collaboreront étroitement pour renforcer la stabilité dans la région du Sahel, où les défis sécuritaires persistent.

Les racines d’un conflit persistant

Le Sahara occidental, riche en ressources naturelles comme les phosphates et les ressources halieutiques, reste l’un des principaux points de tension en Afrique du Nord. Ce territoire est au cœur d’un conflit historique opposant le Maroc et l’Algérie, cette dernière soutenant le Front Polisario, qui revendique l’indépendance de cette ancienne colonie espagnole.

Le Maroc propose un plan d’autonomie offrant une large autonomie au territoire tout en maintenant sa souveraineté. De son côté, le Front Polisario exige l’organisation d’un référendum d’autodétermination pour permettre aux habitants de choisir leur avenir politique.

L’origine du conflit remonte à 1975, lorsque l’Espagne a abandonné son administration coloniale sur ce territoire, alors appelé « Sahara espagnol ». Le retrait espagnol a déclenché une guerre entre le Maroc et le Front Polisario, interrompue par un cessez-le-feu en 1991 sous l’égide des Nations unies.

Rabat considère le Sahara occidental comme une partie intégrante de son territoire, invoquant des liens historiques entre les tribus sahraouies et la monarchie alaouite. L’Algérie, en revanche, soutient le Front Polisario, qui a proclamé en 1976 la « République sahraouie », affirmant que la résolution du conflit passe par l’exercice du droit à l’autodétermination et l’achèvement du processus de décolonisation.

L’an dernier, à l’occasion du 50e anniversaire de la Marche verte de 1975, où 350 000 civils marocains avaient convergé vers le Sahara espagnol, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution reconnaissant que le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine constituait « la base la plus crédible » pour un règlement définitif du conflit.

Adopté le 31 octobre par 11 voix pour et aucune contre, ce texte encourage les parties à engager des négociations basées sur le plan d’autonomie présenté par le Maroc aux Nations unies en 2007. La résolution le qualifie de « solution la plus réaliste » et de « fondement » pour des pourparlers visant à mettre fin à ce conflit vieux de près d’un demi-siècle.

À cette occasion, le roi Mohammed VI avait déclaré que le Maroc entrait dans « une phase décisive de son histoire », ajoutant : « L’heure du Maroc uni est arrivée. »