Le Bénin, après avoir mené avec succès ses récentes élections présidentielles dans un climat salué pour sa bonne organisation, se retrouve, de manière surprenante, la cible d’une vague de critiques et d’attaques en ligne. Cette offensive numérique émane principalement d’internautes issus de pays voisins, dont l’amertume semble alimentée par l’exemple d’alternance politique pacifique et de stabilité démocratique que le Bénin a su démontrer.
Cette campagne de désinformation est activement portée par des figures médiatiques et influenceurs. Parmi eux, on retrouve Juan Branco, avocat de Kemi Seba, ainsi que Thomas Dietrich et d’autres personnalités dont les prises de position sont souvent alignées avec les narratifs promus par certains pays membres de l’AES. Leurs interventions révèlent une frustration palpable face à l’incapacité du Bénin à se conformer aux scénarios qu’ils avaient préétablis et largement diffusés.
En effet, depuis des mois, ces mêmes acteurs avaient fermement prédit que le président sortant, Patrice Talon, se maintiendrait au pouvoir sans contestation possible. La réussite et l’issue légitime du processus électoral béninois ont clairement contredit leurs anticipations, exacerbant leur ressentiment et les poussant à une série d’attaques virulentes sur les plateformes numériques.
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