11 août 2026

Afrique Horizon

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Sonko justifie les commissions d’enquête devant l’assemblée nationale du Sénégal

Les députés du Sénégal ont assisté, ce lundi 10 août, à la première session extraordinaire de l’année législative 2026-2027. Lors de cette réunion, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a abordé un point crucial : la légalité des six commissions d’enquête parlementaires prévues dans l’ordre du jour. Une question sensible qui a nécessité une clarification immédiate.

Face aux interrogations des parlementaires, Ousmane Sonko a rappelé les règles encadrant ces initiatives : « La loi est claire : une commission parlementaire ne peut être créée sur un dossier déjà sous examen judiciaire », a-t-il affirmé. Pour étayer ses propos, il a précisé avoir sollicité l’avis du garde des Sceaux, confirmant ainsi la conformité des dossiers concernés. « Le ministre de la Justice m’a confirmé, la semaine dernière, que sur les cinq demandes reçues, aucun dossier n’est actuellement en justice, sauf un lié au foncier près de l’ancien aéroport de Dakar », a-t-il détaillé.

Cette annonce survient alors que la session législative, limitée à quinze jours selon la loi organique n° 2025-11 du 18 août 2025, doit examiner onze textes au total. Parmi eux, deux propositions de loi, trois projets de loi et six demandes de création de commissions d’enquête. Les sujets à l’étude couvrent des enjeux majeurs pour le pays : la gestion du foncier autour de l’ancien aéroport de Dakar, le programme « Un étudiant, un ordinateur », les abandons de recettes fiscales, les exonérations fiscales ainsi que les conditions de délivrance des licences de pêche.

Une session législative sous haute tension

L’ouverture de cette session a révélé une atmosphère particulièrement tendue. Ousmane Sonko, conscient des critiques potentielles, a tenu à rassurer sur la légalité des commissions proposées. « J’ai vérifié personnellement auprès du ministère de la Justice pour m’assurer que chaque dossier respecte le cadre juridique », a-t-il insisté. Une démarche visant à désamorcer les polémiques avant même qu’elles n’émergent.

Les dossiers phares à l’ordre du jour

Parmi les commissions d’enquête envisagées, certaines attirent particulièrement l’attention. La gestion du foncier près de l’ancien aéroport de Dakar, un sujet récurrent dans le débat public, figure parmi les priorités. De même, le programme « Un étudiant, un ordinateur », lancé pour moderniser l’éducation, fera l’objet d’un examen approfondi. Les abandons de recettes et exonérations fiscales, souvent pointés du doigt pour leur impact sur les finances publiques, seront également passés au crible. Enfin, la transparence dans la délivrance des licences de pêche, un secteur clé pour l’économie sénégalaise, sera scrutée.

Cette session législative s’annonce donc décisive, avec des enjeux qui pourraient redéfinir certaines politiques publiques au Sénégal. Les députés auront la lourde tâche de concilier contrôle parlementaire et respect des procédures légales.