16 mai 2026

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Sénégal : une réforme législative ouvre la voie à Ousmane Sonko pour la présidentielle 2029

Le paysage politique au Sénégal connaît un tournant décisif. Le président Bassirou Diomaye Faye a officiellement promulgué une modification de la loi électorale qui pourrait permettre à Ousmane Sonko de se porter candidat lors de l’élection présidentielle de 2029.

Sénégal : une nouvelle loi relance l’hypothèse d’une candidature d’Ousmane Sonko en 2029

Une modification stratégique du code électoral

Le nouveau texte législatif transforme en profondeur les règles relatives à la perte des droits civiques dans le pays. La mesure phare de cette réforme limite désormais la durée d’inéligibilité à cinq années consécutives à l’exécution d’une peine. Surtout, l’introduction d’une clause de rétroactivité change la donne pour l’actuel Premier ministre, dont l’horizon politique s’éclaircit considérablement.

Le précédent de l’élection de 2024

Il faut se souvenir qu’Ousmane Sonko avait été empêché de concourir lors du dernier scrutin présidentiel. Une condamnation pour diffamation, validée par la Cour suprême, l’avait contraint à rester en marge de la compétition. C’est dans ce contexte qu’il avait désigné Bassirou Diomaye Faye pour porter les couleurs du Pastef, menant ce dernier à la magistrature suprême.

Des remous au sein de la majorité

Cette évolution législative n’a pas été sans créer des vagues au sein du pouvoir. Des tensions sont apparues au cœur du Pastef, où certains lieutenants du Premier ministre ont ouvertement suspecté le président Faye de vouloir freiner l’adoption du texte. Ces frictions ont alimenté les rumeurs sur de possibles rivalités internes dans la perspective de 2029.

Un retour politique déjà amorcé

Bien que freiné par la justice par le passé, Ousmane Sonko avait réussi à se faire élire député lors des élections législatives de 2024. Il avait cependant décliné son mandat parlementaire pour se consacrer à la direction du gouvernement. Pour ses partisans, cette nouvelle loi ne fait que confirmer une éligibilité future qui semblait déjà acquise sur le terrain politique.