23 mai 2026

Afrique Horizon

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Sénégal : sonko dénonce la volonté de l’occident d’imposer l’homosexualité

Une loi sénégalaise qui durcit les sanctions contre l’homosexualité

Le Sénégal vient de renforcer sa législation concernant les relations homosexuelles. Depuis la promulgation de la nouvelle loi le 31 mars par le président Bassirou Diomaye Faye, les peines encourues ont été doublées. Désormais, les personnes reconnues coupables de relations homosexuelles risquent entre cinq et dix ans de prison. Cette décision intervient dans un contexte où l’homosexualité était déjà fortement stigmatisée dans le pays, avec de multiples arrestations pour homosexualité présumée ces dernières années.

Ousmane Sonko fustige la « tyrannie » occidentale

Lors d’une intervention remarquée devant les députés, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a vivement critiqué la volonté des pays occidentaux d’imposer l’homosexualité comme une norme universelle. Pour lui, cette pression représente une forme de « tyrannie » exercée par un « petit noyau » de nations occidentales. « Au nom de quoi ? », s’est-il interrogé, dénonçant une tentative d’imposer des valeurs étrangères sous couvert de droits humains.

Le chef du gouvernement a particulièrement ciblé la France, évoquant des « gesticulations » répétées de la part de ce pays. « S’ils ont opté pour ces pratiques, c’est leur problème, mais nous n’avons pas de leçon à recevoir d’eux, absolument pas », a-t-il affirmé avec fermeté. Selon lui, cette pression contraste avec le silence des pays asiatiques, africains ou arabes sur le sujet.

L’Occident accusé d’imposer son « diktat culturel »

Ousmane Sonko a dénoncé une volonté occidentale d’imposer son « diktat, sa culture et sa civilisation » au reste du monde. Pour le Premier ministre, cette approche relève d’une tentative d’hégémonie culturelle, incompatible avec les valeurs traditionnelles du Sénégal. Il a fermement rejeté toute idée de moratoire ou de compromis sur l’application de la nouvelle loi, affirmant que celle-ci serait appliquée sans concession.

« Si la loi doit être renforcée, elle le sera », a-t-il déclaré devant les députés, marquant ainsi une position intransigeante sur la question. Cette prise de position s’inscrit dans un débat plus large sur la souveraineté culturelle et juridique du Sénégal face aux pressions internationales.

Au Parlement sénégalais, le premier ministre Ousmane Sonko a dénoncé la volonté des Occidentaux d’«imposer leur diktat, leur culture, leur civilisation (...) au reste du monde». Photo © CHINE NOUVELLE/SIPA