Avec 13 saisons sous les couleurs du Paris Saint-Germain, le capitaine Marquinhos vient de vivre l’apothéose de la finale 2025-2026 contre l’Inter Milan (victoire 5-0), et déjà, lui et ses coéquipiers rêvent d’écrire une page encore plus glorieuse de l’histoire du club. Une deuxième victoire consécutive en Ligue des champions propulserait le PSG dans le cercle très fermé des légendes du football européen, un exploit que seul le Real Madrid a réussi à accomplir dans l’ère moderne du tournoi.
« Une fois que tu as goûté à ce moment magique, tu ne rêves que de le revivre », confie Marquinhos, dont le père a effectué le long trajet en voiture jusqu’à Budapest pour partager cette émotion avec des amis. De leur côté, les supporters parisiens, au nombre de 17 000 à avoir obtenu leur billet pour la Puskas Arena, se préparent à vibrer une seconde fois. Dans les rues de la capitale, le Parc des Princes et les bars affichent complet, tandis que près de 8 000 agents des forces de l’ordre seront mobilisés pour garantir le bon déroulement de l’événement.
Même le prodige du tennis français, Moïse Kouame, a exprimé son souhait de jouer son troisième tour à Roland-Garros samedi, avant de soutenir son club de cœur en finale.
Arsenal, un adversaire gonflé à bloc après son titre historique

Pour les Parisiens, l’objectif est clair : dompter une équipe d’Arsenal en pleine confiance après avoir remporté le championnat d’Angleterre pour la première fois en 22 ans, un exploit célébré avec ferveur par l’ensemble du club et de ses supporters. « Gagner le championnat le plus exigeant du monde nous a donné une confiance inébranlable », déclare le capitaine Martin Odegaard. Son entraîneur, Mikel Arteta, artisan de cette métamorphose, y voit « un tremplin vers des sommets encore plus grands », lui qui a jusqu’alors essuyé les critiques pour ses précédents échecs.
Lors de la conférence de presse du club londonien, jamais titré en Ligue des champions, les joueurs comme Bukayo Saka et Martin Odegaard arboraient encore des yeux brillants de larmes après leur victoire en Premier League. Reste à savoir si cette euphorie les aidera à affronter l’intensité d’une finale européenne.
Luis Enrique mise sur l’expérience et la soif de victoires

Face à eux, Luis Enrique, figure emblématique de ce PSG conquérant, a lancé un défi subtil aux Gunners : « Gagner la Ligue des champions pour la première fois, c’est une motivation puissante, mais vous savez ce qui l’est encore plus ? Gagner deux fois de suite. » Le technicien espagnol mise sur une équipe parisienne déterminée à imposer son jeu offensif et un rythme effréné, face à des Londoniens connus pour leur solidité défensive et leur dangerosité sur coups de pied arrêtés.
« Ce sont deux philosophies de jeu qui se rejoignent, mais avec des approches différentes. Eux aussi marquent beaucoup de buts et nous défendons avec une grande rigueur », nuance Luis Enrique. Le suspense d’une finale reste entier pour lui : « L’an dernier était une exception avec un match à sens unique. Une finale, c’est toujours un casse-tête, il n’y a pas de favori. »
Les Parisiens, conscients des défis à relever, ne se laisseront pas aller à la facilité. Après une période difficile début 2026, marquée par des blessures et des résultats en demi-teinte, leur parcours jusqu’en finale a été une véritable démonstration de caractère. La demi-finale épique contre le Bayern Munich (victoire 5-4 après un match nul 1-1) a confirmé que ce PSG est plus que jamais assoiffé de titres.
Depuis la fin de la saison passée, Luis Enrique a martelé un objectif : faire du Paris Saint-Germain une dynastie européenne. Ses joueurs semblent avoir intégré ce message et sont prêts à tout pour l’écrire dans l’histoire du football.
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