Le tandem politique formé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko avait promis des réformes majeures au Sénégal. Pourtant, force est de constater que plusieurs engagements n’ont jamais été tenus, malgré l’opportunité politique qui leur était offerte.
Des promesses électorales reléguées au second plan
Lors de leur campagne, les deux figures avaient fait de la réforme du Conseil supérieur de la magistrature une priorité. Pourtant, cette promesse reste aujourd’hui lettre morte. De même, les appels à candidature pour des postes clés, pourtant explicitement mentionnés dans leur programme, n’ont jamais vu le jour.
Une loi d’amnistie maintenue contre toute attente
Parmi les engagements non respectés, celui concernant l’abrogation de la loi d’amnistie figure en bonne place. Alors que cette réforme était clairement annoncée, elle a été laissée en l’état, malgré les débats qu’elle suscite.
Des fonds politiques partagés sans transparence
Un autre point de discorde concerne la gestion des fonds politiques. Les deux leaders se sont partagé ces ressources sans aucune justification publique, alors même qu’une réforme encadrant leur utilisation aurait pu être adoptée rapidement, grâce à la majorité parlementaire obtenue peu après leur arrivée au pouvoir.
Des réformes reportées malgré les moyens politiques
Ceux qui, hier encore, freinaient toute avancée réformiste alors que Sonko était encore associé à Diomaye, font aujourd’hui preuve d’un activisme soudain pour des changements qu’ils auraient pu initier bien plus tôt. Pourtant, ces initiatives tardives ne suffisent pas à masquer les responsabilités partagées dans l’échec de nombreuses promesses.
L’Assemblée nationale, en tant qu’institution républicaine, mérite mieux que des règlements de comptes ou des mises en scène politiques motivées par une rupture qui ne doit pas servir de prétexte à un quelconque blanchiment d’image.
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