9 août 2026

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Ousmane Sonko défie le pouvoir au Sénégal : dissolution de l’Assemblée et victoire annoncée

Un meeting politique sous haute tension à Linguère

Les débats politiques au Sénégal s’intensifient autour d’une hypothèse qui agite la classe politique : la dissolution de l’Assemblée nationale. Lors d’un rassemblement organisé par le parti Pastef ce samedi à Linguère, Ousmane Sonko a clairement exposé sa vision sur ce scénario, tout en adressant un message sans équivoque au président Bassirou Diomaye Faye.

Des élections anticipées qui inquiètent le pouvoir

Le leader de Pastef ne cache pas sa conviction : une dissolution de l’Assemblée nationale suivie d’élections législatives anticipées ne profiterait pas au camp au pouvoir. Selon lui, son parti sortirait vainqueur d’un tel scrutin, quel que soit le format des élections organisées.

« S’il organise des élections locales, nous le battrons. S’il dissout l’Assemblée, là, ce sera pire pour lui. Et c’est d’ailleurs ce que nous préférons. Car nous le battrons à plate couture. »

Son analyse ne s’arrête pas là. Ousmane Sonko va jusqu’à évoquer la possibilité d’un affaiblissement politique majeur pour le président en cas de défaite électorale, allant même jusqu’à suggérer un abandon du pouvoir avant la fin du mandat en 2029.

« Après, je crains même qu’il ne jette l’éponge avant 2029. »

Appel à la prudence et à la mobilisation des militants

Au-delà des perspectives électorales, le président de Pastef a tenu à rappeler à l’ordre ses partisans. Il les exhorte à rester vigilants et à éviter toute réaction impulsive face à d’éventuelles provocations.

Ousmane Sonko met en garde contre des manœuvres visant à pousser ses militants à commettre des actes qui pourraient justifier des sanctions contre son parti, comme la dissolution ou le retrait de son récépissé.

« J’appelle les gens à la vigilance et au calme. Car ils sont en train de voir comment provoquer Pastef pour que les jeunes réagissent, afin qu’ils dissolvent le parti et retirent le récépissé. »

Pour lui, une mobilisation maîtrisée de ses troupes pourrait transformer les prochaines consultations électorales en une « simple promenade de santé » en faveur de son camp.

Une stratégie politique offensive et calculée

En affichant une telle assurance, Ousmane Sonko semble adopter une posture offensive pour anticiper les mouvements du pouvoir. Son discours reflète une volonté de marquer les esprits et de montrer la détermination de son parti à s’imposer sur la scène politique sénégalaise.