Ousmane Sonko a saisi l’occasion du congrès de PASTEF à la Dakar Arena pour mettre un terme aux comportements jugés puérils et engager son parti dans une refonte en profondeur de sa culture militante. Le leader des Patriotes a fermement rejeté la pratique des invectives qui a trop souvent marqué le débat public. « Les quolibets, les surnoms et les insultes, cela ne doit plus être PASTEF », a-t-il martelé. Anticipant les tentatives de provocation de ses opposants, il a exigé de ses troupes une attitude responsable ainsi qu’un respect inconditionnel envers les institutions, les chefs coutumiers et les autorités religieuses du Sénégal.
Ousmane Sonko place cette cure de rigueur au centre d’une stratégie électorale et de structuration bien rodée. Minimisant les départs récents de quelques cadres, qu’il qualifie d’anecdotiques, le président de PASTEF a fixé des objectifs organisationnels ambitieux pour saturer le terrain politique : vente d’un million de cartes d’adhésion et déploiement de dix mille cellules de base. En ordonnant à ses militants de « sillonner le pays » et d’encourager des inscriptions massives sur les listes électorales, il transforme définitivement son mouvement en un parti d’ordre et de gouvernement, entièrement tourné vers les prochaines échéances.
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