Quatre années d’attente pour l’OL Lyonnes, le club le plus titré de l’histoire de la Ligue des champions féminine, qui s’apprête à soulever à nouveau le trophée. Depuis six saisons, un obstacle se dresse sur leur route : le FC Barcelone. Les Catalanes dominent la compétition avec six finales consécutives (hors année covid), dont trois victoires en 2021, 2023 et 2024. Deux de ces confrontations ont opposé les deux équipes, notamment en 2022, dernière finale remportée par Lyon, et en 2024, dernier sacre barcelonais. Ce samedi 23 mai à 18h à Oslo, la Norvège accueillera donc un choc titanesque entre ces deux géantes du football féminin européen.
OL Lyonnes en quête d’un quadruplé historique en 2026
Sous la direction de l’ex-entraîneur barcelonais Jonatan Giráldez, l’OL Lyonnes vise un exploit sans précédent : remporter quatre titres majeurs en une seule saison. Après avoir déjà soulevé la Coupe de la Ligue (14 mars) et la Coupe de France (10 mai), les Lyonnaises peuvent encore ajouter deux nouveaux trophées à leur palmarès : la Ligue des champions et le championnat d’Arkema Première Ligue, prévu le 29 mai face au Paris FC au Groupama Stadium. Une ambition qui résonne comme un défi lancé à toute l’Europe.
« Notre objectif était d’atteindre les quatre finales, et nous y sommes parvenus. Maintenant, place aux quatre trophées. Nous voulons envoyer un message fort : montrer que nous sommes de retour, plus forts que jamais, et rendre fiers les supporters français. », confie avec détermination la latérale Selma Bacha, 25 ans. Une ambition partagée par la capitaine emblématique Wendie Renard, qui porte les couleurs lyonnaises depuis plus de deux décennies : « Nous écrivons une page d’histoire, quelque chose d’extraordinaire. Mais cela n’aura de sens que si nous gagnons, car l’histoire ne retient que les vainqueurs. »
« Nous avons une équipe talentueuse, des joueuses exceptionnelles. Gagner des trophées, c’est ce qui marquera l’histoire du club, souligne Melchie Dumornay, 22 ans, sacrée meilleure joueuse de la saison à deux reprises. Nous voulons montrer notre visage, prouver que le club a su se réinventer et surpasser nos dernières confrontations avec Barcelone. »
« À une époque, certains pouvaient penser que nos succès étaient faciles. Mais ce n’a jamais été le cas, révèle Ada Hegerberg, première détentrice du Ballon d’Or féminin en 2018. C’est impressionnant de revenir en finale alors que nous avons changé de staff et vu partir des légendes du club. L’OL reste pour moi le meilleur club pour remporter des titres. »
Oslo, la Norvège et l’OL Lyonnes : une finale sous le signe de l’émotion
Au-delà des statistiques et des trophées, cette finale prend une dimension particulière pour deux joueuses lyonnaises : Ada Hegerberg et Ingrid Engen. Toutes deux originaires de Norvège, elles rêvent de remporter le trophée sur leur sol natal et d’offrir un spectacle de qualité à leur peuple. Pour Hegerberg, présente depuis douze ans au club, « c’est une opportunité unique de revenir en Norvège avec mon équipe, de montrer des joueuses comme Wendie Renard, l’une des plus grandes de l’histoire du football féminin, et de partager cette classe exceptionnelle avec mon pays. »
« Jouer en Norvège est un moment très spécial pour nous deux, confie Ingrid Engen, transférée de Barcelone à Lyon en 2025. Nous avions ce poids sur les épaules : nous voulions absolument vivre cette finale dans notre pays, dans le stade où nous évoluons habituellement avec la sélection. »
Pour les supporters lyonnais ne pouvant se déplacer, une fan-zone sera installée place des Terreaux à Lyon, avec une retransmission en direct sur écran géant pour vibrer ensemble à cette rencontre historique.
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