3 juillet 2026

Afrique Horizon

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Maroc : un séminaire onusien pour renforcer les garanties du plan d’autonomie du Sahara

Maroc : l’autonomie du Sahara au cœur des discussions à l’ONU

Lors d’une rencontre internationale organisée à New York, le Maroc a présenté les fondements de son plan d’autonomie pour le Sahara, en s’appuyant sur des exemples concrets d’autonomie à travers le monde. Omar Hilale, ambassadeur du Maroc auprès de l’ONU, a souligné l’importance des garanties institutionnelles et constitutionnelles pour assurer la pérennité de cette solution politique.

Omar Hilale, ambassadeur du Maroc auprès de l'ONU

Un cadre juridique renforcé pour l’autonomie

Le séminaire organisé par la Mission permanente du Maroc auprès des Nations Unies a réuni des experts et universitaires pour analyser les modèles d’autonomie territoriale, dans le cadre de la résolution 2797 adoptée en octobre 2025. Omar Hilale a qualifié ce contexte de « tournant historique », soulignant que cette résolution consacre le plan marocain comme « la seule base viable pour une solution politique négociée ».

Avec le soutien de plus de 130 États membres de l’ONU, dont trois membres permanents du Conseil de sécurité, le Maroc mise sur une dynamique internationale favorable. Hilale a rappelé les avancées concrètes dans les provinces du Sud : infrastructures, énergies renouvelables, enseignement supérieur, santé, et projets stratégiques comme un data center à Dakhla et un port en eau profonde sur l’Atlantique. Pour lui, ces réalisations illustrent que le plan d’autonomie n’est pas un simple projet théorique, mais une feuille de route avec des garanties constitutionnelles et démocratiques solides.

Comparaisons internationales pour éclairer la voie marocaine

Marc Finaud, conseiller au Centre de politique de sécurité de Genève, a rappelé que l’initiative marocaine avait été déposée en 2007. Le séminaire visait à enrichir les négociations onusiennes par des comparaisons académiques, sans s’y substituer. Plusieurs cas ont été étudiés :

  • Rapa Nui (Île de Pâques, Chili) : un processus d’autonomie marqué par des consultations prolongées, mettant en lumière l’importance d’impliquer les populations locales. Les différences avec le Sahara, traité dans un cadre onusien, ont été soulignées.
  • Polynésie française (France) : Sémir Al Wardi a distingué autonomie administrative et politique, estimant que le plan marocain va plus loin en proposant un pouvoir législatif pour le Sahara, comparable à des modèles comme l’Espagne ou le Royaume-Uni.
  • Îles Åland (Finlande) : Heikki Mattila a présenté un statut autonome doté de garanties constitutionnelles fortes : protection linguistique, fiscalité régionale, et mécanismes de contrôle renforcés. L’accent a été mis sur la nécessité d’un partage clair des compétences et d’une flexibilité pour adapter le statut aux évolutions.
  • Haut-Badakhchan (Tadjikistan) : Dagikhudo Dagiev a montré comment un statut d’autonomie peut rester lettre morte sans ressources ni compétences effectives, contrastant avec les garanties prévues par le Maroc.

Des garanties qui dépassent le simple texte

Les intervenants ont convergé sur plusieurs principes clés pour une autonomie durable :

  • Ancrage constitutionnel du statut
  • Définition précise des compétences et des ressources
  • Mécanismes de règlement des différends
  • li>Protection contre les modifications unilatérales
  • Accompagnement international pour la mise en œuvre

Marc Finaud a conclu que ces éléments renforcent la crédibilité du plan marocain, conçu pour s’inscrire dans la durée tout en répondant aux besoins des populations sahraouies. Le Maroc réaffirme ainsi son engagement en faveur d’une solution politique réaliste, fondée sur l’autonomie sous souveraineté nationale.