14 juillet 2026

Afrique Horizon

Prospective et actualités africaines : économie, diplomatie, développement et souveraineté du continent.

Maroc : les outsiders qui pourraient bouleverser la course à la primature

Maroc : les outsiders qui pourraient bouleverser la course à la primature

Autour d’Aziz Akhannouch (au premier plan), l’actuel chef du gouvernement marocain, des personnalités susceptibles de lui succéder en septembre 2026. De g. à dr. : Mostafa Terrab, Nizar Baraka, Abdelouafi Laftit, Younes Sekkouri, Nadia Fettah Alaoui et Fouzi Lekjaâ.

Maroc 2026 : qui veut sa place à la primature ?

Dans l’ombre d’Aziz Akhannouch, actuel chef du gouvernement marocain, plusieurs figures se préparent à briguer la succession en vue des législatives de septembre 2026. Entre ambitions affichées et calculs politiques, ces prétendants au poste de Premier ministre marocain dessinent déjà les contours d’un jeu de pouvoir complexe.

Le Maroc s’apprête à vivre un scrutin législatif déterminant, prévu pour septembre 2026. Ce rendez-vous électoral pourrait redistribuer les cartes politiques du royaume et ouvrir la voie à une nouvelle gouvernance. Dans ce contexte, la question de la succession à la primature marocaine devient centrale, avec des profils variés prêts à se lancer dans la course.

les profils émergents dans la course à la primature

Autour d’Aziz Akhannouch, actuel locataire du Mechouar Saïd, plusieurs personnalités se distinguent par leur ambition et leur influence. Parmi elles, Mostafa Terrab, Nizar Baraka, Abdelouafi Laftit, Younes Sekkouri, Nadia Fettah Alaoui et Fouzi Lekjaâ émergent comme les outsiders les plus sérieux. Chacun possède des atouts spécifiques, mais aussi des défis à relever pour s’imposer.

mostafa terrab : l’expertise au service de l’économie

Mostafa Terrab, actuel président-directeur général de l’Office chérifien des phosphates (OCP), incarne une expertise économique solide. Son parcours dans le secteur public et privé en fait un candidat crédible pour piloter une politique de développement ambitieuse. Son profil technique pourrait séduire une partie de l’électorat en quête de stabilité et de croissance.

nizar baraka : l’homme de la continuité

Nizar Baraka, figure du Parti de l’Istiqlal, mise sur son expérience au sein du gouvernement pour promouvoir une ligne politique modérée. Son ancrage dans les institutions et sa connaissance des rouages administratifs en font un candidat capable de rassurer les électeurs et les partenaires internationaux.

abdelouafi laftit : l’homme fort du ministère de l’intérieur

Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, bénéficie d’une position stratégique au sein de l’appareil d’État. Son rôle clé dans la gestion de la sécurité intérieure et des relations avec les collectivités territoriales en fait un acteur incontournable. Mais cette proximité avec le pouvoir actuel pourrait aussi devenir un frein face à un électorat en quête de renouveau.

younes sekkouri : le réformiste en quête de légitimité

Younes Sekkouri, ancien ministre de l’Éducation nationale, se présente comme un réformiste déterminé. Son passage dans plusieurs ministères lui a permis de se forger une image de technocrate engagé. Cependant, son manque d’ancrage partisan pourrait limiter son audience auprès des partis traditionnels.

nadia fettah alaoui : l’entrepreneure en politique

Nadia Fettah Alaoui, ancienne ministre de l’Économie et des Finances, allie une expérience gouvernementale à un profil d’entrepreneure. Son parcours dans le secteur privé, notamment à la tête de grandes entreprises, en fait une candidate atypique dans le paysage politique marocain. Son défi ? Convaincre un électorat encore méfiant envers les profils issus du monde des affaires.

fouzi lekjaâ : l’influence discrète mais redoutable

Fouzi Lekjaâ, proche conseiller du roi Mohammed VI, évolue dans l’ombre des décisions stratégiques. Son influence au sein du Palais royal lui confère un poids certain, mais son manque de visibilité médiatique pourrait le handicaper dans une campagne électorale.

enjeux et défis pour les prétendants

La course à la primature marocaine ne se résume pas à une simple compétition entre personnalités. Elle reflète aussi les attentes d’une société en mutation, avide de renouveau et de transparence. Les candidats devront composer avec plusieurs défis majeurs :

  • La légitimité démocratique : Convaincre les électeurs de leur capacité à incarner une alternative crédible à l’actuel gouvernement.
  • L’équilibre des forces politiques : Trouver un positionnement qui satisfasse à la fois les partis traditionnels et les nouvelles forces montantes.
  • La communication politique : Savoir se rendre visible et audible dans un paysage médiatique de plus en plus concurrentiel.
  • Les attentes économiques et sociales : Proposer des solutions concrètes face aux défis du chômage, de la pauvreté et des inégalités régionales.

un scrutin sous haute tension

Les législatives de septembre 2026 s’annoncent comme un tournant pour le Maroc. Elles pourraient soit confirmer la domination des partis traditionnels, soit ouvrir la voie à une recomposition politique inédite. Dans ce contexte, les outsiders que sont Terrab, Baraka, Laftit, Sekkouri, Fettah Alaoui et Lekjaâ pourraient jouer un rôle clé dans cette redistribution des cartes.

Leur capacité à fédérer au-delà de leur cercle immédiat, à proposer des projets mobilisateurs et à incarner un renouvellement générationnel ou sectoriel sera déterminante. Une chose est sûre : la bataille pour la primature marocaine s’annonce aussi intense que stratégique.