
Le gouvernement du Mali a récemment entériné son Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) pour la période 2027-2029, marquant ainsi des ambitions économiques claires pour le pays. Cette initiative, au cœur de l’actualité africaine, vise à propulser le Mali vers une croissance économique réelle moyenne de 6,5 % sur les trois prochaines années.
Cette trajectoire de croissance repose sur des piliers fondamentaux. Une amélioration constante de la situation sécuritaire est envisagée comme un catalyseur majeur. Parallèlement, la poursuite des réformes engagées par les autorités maliennes et un effort accru dans la mobilisation des recettes publiques sont jugés essentiels.
Dans cette optique de développement continent, les prévisions gouvernementales tablent sur une augmentation progressive de la pression fiscale. Celle-ci devrait passer de 13,9 % en 2027 à 14,7 % en 2028, pour finalement atteindre 15,1 % en 2029, avec une moyenne projetée de 14,6 % sur l’ensemble de la période.
Le plan s’inscrit pleinement dans la vision stratégique nationale intitulée « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », complétée par la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033. Ces cadres stratégiques sont conçus pour transformer les défis structurels du pays en véritables moteurs de croissance et de prospective Afrique. La mise en œuvre de ces actions gouvernementales représente un coût annuel moyen estimé à 4 382,9 milliards de FCFA, soit environ 7,7 milliards de dollars.
Cette feuille de route intervient dans un contexte de reprise économique encourageant. Selon les analyses du Fonds monétaire international (FMI), l’économie malienne bénéficie déjà d’une amélioration notable de son environnement sécuritaire et d’une relance graduelle de la production aurifère. Après un ralentissement à 4,9 % en 2025 – dû notamment à une baisse de la production d’or et à des perturbations de l’approvisionnement en carburant liées à des attaques terroristes – la croissance devrait retrouver une vitalité significative.
Le projet de Loi de finances 2026 anticipe des recettes budgétaires s’élevant à 3 057,8 milliards de FCFA. Le déficit budgétaire devrait quant à lui rester contenu dans la limite de 3 % du PIB, une exigence de l’UEMOA, grâce à une optimisation de la collecte des recettes et à une gestion rigoureuse des dépenses publiques.
Le FMI souligne également que la hausse des prix de l’or et du lithium pourrait générer des revenus supplémentaires substantiels pour l’État. L’institution internationale estime par ailleurs que le rétablissement complet de l’approvisionnement en carburant, le renforcement continu de la sécurité, le remboursement des arriérés intérieurs et la résolution des différends miniers seront des facteurs déterminants pour soutenir la croissance dès 2026. Pour 2027, le FMI prévoit une progression du PIB de 5,7 %, confirmant ainsi les perspectives favorables pour l’économie du Mali.
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