Face à la décision des autorités du Mali de proscrire la commercialisation et la diffusion du magazine Jeune Afrique sur l’ensemble du territoire national, l’Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine (UJPLA) a fait part de sa vive indignation et de son inquiétude.
Une entrave majeure à la liberté d’informer
L’organisation considère cette mesure restrictive comme une violation caractérisée de la liberté de la presse et du droit fondamental des citoyens maliens à accéder à une information plurielle et indépendante. En interdisant ce média panafricain de référence, qui participe depuis des décennies à l’analyse des enjeux politiques, économiques et sociaux du continent, les autorités posent un acte jugé incompatible avec les engagements internationaux du Mali.
L’UJPLA souligne que la liberté d’expression n’est pas un privilège octroyé par le pouvoir, mais un droit inaliénable protégé par des textes majeurs, notamment la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Cette dérive est perçue comme un précédent dangereux pour la démocratie dans la région.
Les exigences de l’organisation
Dans sa prise de position officielle, l’UJPLA formule les points suivants :
- Une condamnation ferme de cette décision arbitraire.
- La demande de levée immédiate de l’interdiction frappant Jeune Afrique au Mali.
- Une incitation envers les autorités maliennes à favoriser le dialogue et le respect des libertés publiques.
- Un appel à la mobilisation internationale des défenseurs des droits humains contre ces atteintes à la liberté.
Sous l’impulsion de son président Yao Noël, l’institution réaffirme son engagement total pour la sécurité des journalistes et la préservation d’une presse libre sur tout le continent africain.

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