11 août 2026

Afrique Horizon

Prospective et actualités africaines : économie, diplomatie, développement et souveraineté du continent.

L’ol face à son histoire : les trois revers européens de 1999 à 2014

l’ol face à son histoire : les trois revers européens de 1999 à 2014

Désormais dos au mur après un revers à l’extérieur (1-2) face au Sparta Prague en 3e tour préliminaire de Ligue des champions, l’OL affronte les Tchèques ce mardi pour le match retour. Un enjeu crucial, alors que plane l’ombre des trois éliminations estivales retentissantes qui ont marqué l’histoire du club.

Pour espérer se qualifier face au Sparta Prague (21 heures), puis enchaîner contre Fenerbahçe (Turquie) ou Sturm Graz (Autriche) lors des barrages de Ligue des champions, l’OL doit d’abord surmonter le poids de son passé. Car si les Gones ont atteint les demi-finales de la compétition en 2010, leur parcours a souvent été semé d’embûches estivales, comme en témoignent les échecs de 1999, 2013 et 2014.

1999 : La désillusion contre Maribor

En 1999, l’OL, fraîchement troisième de Ligue 1 et renforcé par l’arrivée de Sonny Anderson pour 18 millions d’euros, découvre la Ligue des champions. Une première historique pour le club rhodanien, qui mise sur son ambition pour briller en Europe.

Mais face au modeste NK Maribor, l’équipe de Bernard Lacombe s’effondre. Au match aller, les Lyonnais s’inclinent (0-1) dans les dernières minutes, sur un but de Filipovic (89e), après avoir dominé sans concrétiser. La déception est à son comble. Le retour en Slovénie tourne au cauchemar : l’OL s’incline (0-2) avec des buts de Simundza et Balajic, livrant une performance consternante. L’équipe, composée entre autres de Tony Vairelles, Alain Caveglia et Vikash Dhorasoo, est alors qualifiée de « bidon de l’été » par la presse.

Reversé en Coupe de l’UEFA, l’OL se fait éliminer en 16es de finale par le Werder Brême, après avoir sorti le HJK Helsinki et le Celtic Glasgow. En Ligue 1, le club termine une nouvelle fois troisième, confirmant une saison décevante.

Vikash Dhorasoo avec l'OL contre Maribor en 1999.
Vikash Dhorasoo avec l’OL contre Maribor en 1999.

2013 : La revanche de Griezmann

Quatorze ans plus tard, l’OL a changé de dimension. Sept titres de champion de France en poche et une demi-finale de Ligue des champions en 2010, le club est désormais un habitué des compétitions européennes. Pourtant, l’été 2013 marque un nouveau revers.

Après avoir éliminé le Grasshopper Zurich en 3e tour préliminaire, les Lyonnais affrontent en barrages la Real Sociedad, club où évolue Antoine Griezmann. Une équipe basque que Lyon avait autrefois jugée trop faible pour intégrer son centre de formation.

La revanche de « Grizou » est immédiate. Au match aller à Gerland, le Français ouvre le score d’une volée acrobatique (17e), mais la Real Sociedad s’impose (2-0) grâce à Seferovic. Au retour, les Basques confirment leur supériorité avec un doublé de Carlos Vela (67e, 90e+1), scellant l’élimination lyonnaise.

Antoine Griezmann avait ouvert le score face à l'OL en 2013.
Antoine Griezmann avait ouvert le score, le 20 août.

Reversé en Ligue Europa, l’OL atteint les quarts de finale (éliminé par la Juventus), termine cinquième de Ligue 1 et s’incline en finale de la Coupe de la Ligue face au PSG. Une saison en demi-teinte, marquée par cet échec européen.

2014 : L’humiliation face à l’Astra Giurgiu

L’été 2014 reste gravé dans les mémoires comme le pire cauchemar européen de l’histoire de l’OL. En barrages de la Ligue Europa, les Lyonnais, menés par Hubert Fournier, affrontent l’Astra Giurgiu, une équipe roumaine modeste et inconnue du grand public.

Malgré une victoire (1-0) à l’extérieur au match retour grâce à Jordan Ferri, l’OL s’était incliné (1-2) à domicile lors du match aller, après avoir ouvert le score par Steed Malbranque. Les buts de Fatai et Budescu (81e, penalty) ont scellé l’élimination, qualifiée de « ridiculisation ultime » par Bernard Lacombe.

Avec des joueurs comme Corentin Tolisso, Maxime Gonalons ou Christophe Jallet, le club termine deuxième de Ligue 1 en 2015 et retrouve la Ligue des champions. Mais cet échec a mis fin à dix-huit saisons consécutives de présence européenne pour l’OL.

Steed Malbranque et Maxime Gonalons face à l'Astra Giurgiu en 2014.
Steed Malbranque et Maxime Gonalons face à l’Astra Giurgiu en 2014.

Trois échecs estivaux qui rappellent à quel point le football est un sport cruel. Pour l’OL, le défi est immense ce mardi : éviter un quatrième revers et écrire une nouvelle page de son histoire européenne.