21 juin 2026

Afrique Horizon

Prospective et actualités africaines : économie, diplomatie, développement et souveraineté du continent.

Le Bénin intensifie sa lutte : l’Anracs incinère 95 kg de cocaïne et d’autres drogues à Ouidah

L’engagement résolu du Bénin dans la guerre contre la criminalité organisée s’est concrétisé par une opération d’envergure menée le jeudi 18 juin 2026. À Ahozon, dans la commune de Ouidah, l’Agence nationale de recouvrement des avoirs confisqués et saisis (Anracs) a orchestré l’incinération publique de multiples cargaisons de stupéfiants et de substances psychotropes, saisies à travers le territoire national.

societe - image d'illustration

Parmi les substances réduites en cendres figuraient 95 kilogrammes de cocaïne, interceptés un mois auparavant au Port autonome de Cotonou. L’opération, exécutée sur le site de la Société de gestion des déchets et de la salubrité (SGDS), s’est déroulée sous la surveillance étroite des autorités judiciaires. Des magistrats, de hauts fonctionnaires du ministère de la Justice, ainsi que des contingents de la Police républicaine et des Forces armées béninoises, étaient présents pour garantir le respect des procédures.

Une saisie portuaire majeure définitivement neutralisée

Raynier Florent Gnansomon, Directeur général de l’Anracs, a précisé que ces substances illicites proviennent de diverses interventions menées dans le cadre de la politique nationale de lutte contre les réseaux de stupéfiants. La partie la plus conséquente de cette incinération concernait les 95 kilogrammes de cocaïne pure. Cette cargaison avait été saisie à la mi-mai 2026 au Port autonome de Cotonou, suite à une opération de surveillance ciblée menée par l’Unité spéciale de Police fluviale et maritime (USPFM). Les agents avaient découvert cinq ballots de drogue habilement cachés dans la crépine d’un navire porte-conteneurs battant pavillon étranger. Le dossier avait ensuite été confié à l’Office central de répression du trafic illicite des drogues et précurseurs (Ocertid) pour une enquête approfondie.

Du cannabis et des psychotropes également incinérés

Outre la cocaïne, l’Anracs a procédé à la destruction de quantités importantes de cannabis et de divers produits psychotropes, tous saisis au cours de récentes procédures judiciaires. L’agence a réaffirmé que cette destruction systématique répond à un double impératif : assurer l’exécution rigoureuse des décisions de justice et éliminer tout risque de réintroduction de ces substances dangereuses dans les circuits criminels, qu’ils soient locaux ou internationaux. Cette action souligne l’engagement du Bénin pour la sécurité et le développement continent.

Un dispositif sous haute sécurité réglementaire

Le transport sécurisé, la protection du site d’Ahozon et la supervision du processus de combustion ont été assurés par un impressionnant dispositif de sécurité, mobilisant des forces militaires et policières. « Leur destruction constitue l’une de nos prérogatives », a affirmé Raynier Florent Gnansomon. Il a insisté sur le fait que l’Anracs remplit ainsi sa mission légale de gestion et de liquidation des biens saisis dans le cadre de la criminalité transnationale. En étant définitivement consumés, ces produits toxiques marquent l’achèvement de plusieurs procédures de démantèlement de réseaux mafieux au Bénin, une avancée cruciale pour l’actualité africaine en matière de sécurité et de souveraineté Afrique.