L’Allemagne a finalement triomphé de la Côte d’Ivoire ce samedi lors d’un match captivant à Toronto, s’imposant (2-1) grâce à un but décisif dans les arrêts de jeu de leur deuxième rencontre de groupe en Coupe du monde. Ce succès assure à la Mannschaft son accession aux seizièmes de finale, tandis que les Éléphants devront encore lutter pour leur qualification.
Ce fut une véritable bataille. La Côte d’Ivoire et l’Allemagne ont offert un spectacle d’une intensité remarquable devant un public torontois en liesse. Les deux formations se sont rendu coup pour coup, mais c’est l’Allemagne qui a décroché une deuxième victoire consécutive, à l’ultime minute, grâce à une frappe puissante de Deniz Undav, déjà auteur de l’égalisation plus tôt dans le match (2-1, 90e + 4). Les Ivoiriens regretteront sans doute leur manque d’efficacité sur plusieurs contre-attaques, notamment une occasion franche de Simon Adingra, seul face à Manuel Neuer (88e). Chaque équipe aurait pu prendre l’avantage, mais la profondeur du banc allemand a fait la différence.
Les Allemands ont dû puiser profondément dans leurs réserves pour revenir au score, avec Undav qui reprenait à bout portant un centre parfait de Nadiem Amiri, un autre joueur entré en jeu (1-1, 68e). La rencontre fut âpre pour les protégés de Julian Nagelsmann, désormais qualifiés pour les seizièmes de finale et en bonne position pour s’adjuger la première place de leur groupe, face à des Ivoiriens qui ont créé la surprise par leur résilience.
Les Éléphants avaient initialement pris l’avantage grâce à leur capitaine, Frank Kessié, qui reprenait un centre de Yan Diomandé après une frappe contrée d’Amad Diallo (1-0, 30e). Cette ouverture du score est survenue après une gestion tactique astucieuse d’une pause fraîcheur, alors que la température atteignait 20 degrés. Dès le coup d’envoi, chaque duel avait donné le ton de cet affrontement physique.
Singo sort sur blessure en fin de match
Dès le début, Yahia Fofana, le portier ivoirien, s’était illustré par un arrêt spectaculaire sur une tête à bout portant de Kai Havertz, suite à un centre de Joshua Kimmich (10e). Plus tard, Odilon Kossonou avait dévié juste au-dessus de la barre une tentative de Félix Nmecha (21e). Les Allemands devaient constamment se méfier des pertes de balle, souvent exploitées par leurs adversaires. Avec un Ange-Yoan Bonny impérial en attaque, les hommes d’Emerse Faé lançaient leurs contres sur les ailes, avec un Yan Diomandé parfois imprécis mais toujours menaçant, comme en témoigne sa passe décisive.
Emerse Faé avait manifestement préparé son coup, en verrouillant l’axe du terrain et en densifiant cette zone cruciale. Néanmoins, il leur aurait fallu tenir encore quelques minutes. Au fil du temps, maintenir une telle concentration et une telle condition physique devenait un défi. Les efforts colossaux en matière de replacement et de récupération ont pesé lourd. Les Allemands ont été visiblement étonnés par la résistance et la puissance athlétique de certains joueurs, à l’image de Wilfried Singo, dont les positionnements étaient parfois discutables, mais qui compensait par une force surhumaine pour rattraper les erreurs. Sa sortie sur blessure à la 80e minute a indéniablement affaibli son équipe.
Malgré un début de seconde période prometteur avec deux occasions manquées sur des actions bien construites (Oulaï 51e et Diomandé, 56e), les Éléphants ont été contraints de reculer pour protéger leur maigre avantage, avant de finalement céder. Néanmoins, les deux équipes ont démontré des qualités et des ressources physiques et mentales prometteuses pour le reste de la compétition. Il est peu probable que la Côte d’Ivoire ne parvienne pas à se qualifier face à Curaçao lors de son prochain match décisif.
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