Arrivé au Paris Saint-Germain il y a un an avec l’étiquette de futur gardien de l’équipe de France, Lucas Chevalier traverse actuellement une période complexe. Après une saison bien en deçà des attentes, marquée par une non-convocation pour la Coupe du monde, son futur à Paris est désormais au cœur des débats. Des voix s’élèvent, notamment au sein des experts du football, pour lui suggérer d’envisager sérieusement un départ en prêt.

Alors que le Paris Saint-Germain s’active sur le marché des transferts, particulièrement dans le secteur offensif pour pallier les départs de Lee Kang-In et Gonçalo Ramos, avec la quasi-finalisation du transfert de Maghnes Akliouche, une autre piste surprenante se dessine. Des pourparlers auraient débuté pour le recrutement de Zion Suzuki, le portier japonais de Parme. Cette potentielle arrivée ne ferait qu’accroître la pression sur Lucas Chevalier. Recruté l’été dernier pour 40 millions d’euros (hors bonus) en provenance du LOSC, le gardien français était pressenti pour succéder à Gianluigi Donnarumma et devenir un concurrent direct à Mike Maignan pour l’équipe de France.
Cependant, la réalité a été tout autre : il a non seulement perdu sa place de titulaire au PSG, mais n’a pas non plus été retenu par Didier Deschamps pour le Mondial, qui lui a préféré Brice Samba et Robin Risser en tant que doublures du gardien de l’AC Milan.
Le cas Chevalier suscite des interrogations !
Dans ce contexte tendu, l’avenir de Lucas Chevalier au PSG semble des plus incertains. Pour Walid Acherchour, expert en football, il est impératif que le jeune gardien cherche du temps de jeu ailleurs. « Si j’étais Chevalier, je demanderais un prêt. J’aurais une discussion avec Luis Enrique et, s’il ne me garantit pas le poste de numéro un, je ne m’engagerais pas dans cette bataille. Je demanderais à être prêté pour jouer, avec l’idée de revenir potentiellement au PSG en tant que titulaire. Affronter Safonov, qui a réalisé une saison incroyable… À quel moment peut-on douter de Safonov et rebattre les cartes ? Sa seconde partie de saison a été exceptionnelle, il a été crucial. D’un côté, nous avons un gardien qui maximise son potentiel, de l’autre, un qui le minimise. Nous ne sommes pas dans un club amateur, nous sommes au PSG. Safonov est le numéro un, Chevalier le numéro deux. Il faudrait un effondrement de Safonov pour que Chevalier repasse devant… », a-t-il affirmé.
«Un prêt serait la meilleure option pour Chevalier»
Walid Acherchour a d’ailleurs rappelé qu’il avait déjà plaidé l’été précédent pour un prêt de Lucas Chevalier au LOSC pour une saison. « Si j’étais Lucas Chevalier ou son entourage, je me poserais la question, non pas d’un départ définitif qui serait excessif, mais de la nécessité de jouer. Il doit jouer. L’opportunité de marché pour le PSG était là l’année dernière, mais je faisais partie de ceux qui pensaient qu’il fallait le laisser un an en prêt à Lille. Pour l’instant, son transfert au PSG est un véritable désastre… »
«Le maillot du PSG pèse lourd»
Aujourd’hui, Lucas Chevalier fait face à la concurrence féroce de Matvey Safonov, gardien emblématique de la deuxième Ligue des champions remportée par le PSG. Le Russe est d’ailleurs pressenti pour débuter la saison en tant que numéro un, bien que la politique de Luis Enrique soit connue pour ses rotations. Safonov a démontré une solidité mentale supérieure à celle de Lucas Chevalier. « Safonov est un joueur avec une forte personnalité et on le sent plus intégré au groupe que Chevalier. Pour un gardien, on sent que le maillot du PSG pèse 150 kg, tandis que pour l’autre, il est très léger. Je reste persuadé que Chevalier est un meilleur gardien que Safonov, mais il ne le prouve pas sur le terrain », a conclu Walid Acherchour. De son côté, Elton Mokolo, également présent lors des discussions, a une vision moins catégorique de l’avenir de Lucas Chevalier : « Moi, si j’étais Chevalier, je resterais. Je mettrais la musique de Rocky et j’irais au combat. Sa chance, c’est d’avoir un entraîneur qui lui donnera une nouvelle opportunité, il y aura des rotations. »
Plus d'histoires
Crise migratoire à Ceuta : Madrid et Rabat renforcent leur action conjointe
Togo / Arrêt de la Cedeao : Entre déni du gouvernement et charge au vitriol de l’Asvitto, le bras de fer continue
Conflits en RDC : le CICR dénonce les atteintes persistantes au droit humanitaire