30 juin 2026

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La manœuvre présidentielle au Sénégal : diomaye faye déjoue la stratégie parlementaire

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Une décision stratégique majeure vient de secouer l’échiquier politique sénégalais. Le président Bassirou Diomaye Faye a choisi de soumettre la cruciale révision constitutionnelle directement au peuple, par la voie d’un référendum. Cette initiative présidentielle déjoue de fait la récente avancée parlementaire de l’opposition et de Pastef, redessinant ainsi les contours du débat institutionnel et l’équilibre des pouvoirs au sein de l’Assemblée nationale du Sénégal.

Un revirement inattendu au Palais

Les députés de la majorité avaient pourtant franchi une étape significative. Par un vote de 129 voix, ils avaient validé une proposition de loi essentielle, ouvrant la voie à une révision de la Constitution. Cette adoption parlementaire semblait marquer une victoire pour Pastef et ses alliés, consolidant leur influence législative. Cependant, l’issue de ce processus a pris une tournure inattendue.

Le ministre de la Justice, Maître Moussa Sarr, a levé le voile sur la décision présidentielle : Bassirou Diomaye Faye ne promulguera pas le texte tel qu’il a été voté par l’Assemblée nationale. Le chef de l’État a plutôt choisi d’activer l’article 103 de la Constitution sénégalaise, optant pour la soumission de cette réforme cruciale à un référendum populaire. Cette démarche représente un arrêt net aux ambitions parlementaires de Pastef, qui avait pourtant mobilisé ses troupes pour une victoire législative.

Une stratégie parlementaire contrecarrée

Jusqu’à cette annonce, l’adoption rapide du texte paraissait acquise. Malgré le rejet de certains amendements gouvernementaux, les parlementaires avaient approuvé la version élaborée en commission, confirmant ainsi l’orientation politique des porteurs du projet. Mais, en coulisses, une autre stratégie se dessinait, orchestrée par le président Bassirou Diomaye Faye, qui a finalement pris le contre-pied de cette dynamique législative, modifiant radicalement le rapport de force politique face à Ousmane Sonko et son mouvement.