La journaliste sénégalaise Aïssatou Diop Fall entendue par la Division spéciale de cybersécurité

La patronne de Public SN, Aïssatou Diop Fall, doit répondre de ses déclarations polémiques appelant à l’enlèvement d’Ousmane Sonko. Convoquée par la Division spéciale de cybersécurité, elle s’exprimera devant les enquêteurs malgré ses excuses publiques.
La Division spéciale de cybersécurité (DSC) de la Police nationale a reçu l’ordre d’entamer une procédure à l’encontre de la journaliste Aïssatou Diop Fall. Le procureur de la République près du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar a déclenché cette action judiciaire à la suite d’une autosaisine. La professionnelle des médias est attendue aujourd’hui même pour un entretien avec les enquêteurs.
Ces déclarations, formulées lors d’une intervention sur les ondes d’une chaîne télévisée, ont déclenché une vague de réactions sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique. La présidente de Public SN se retrouve au cœur d’une polémique nationale après avoir exprimé le souhait que le leader du PASTEF, Ousmane Sonko, soit « enlevé par des terroristes ».
Une polémique aux répercussions immédiates
Les propos tenus par Aïssatou Diop Fall ont suscité une indignation immédiate. Face à la pression médiatique et citoyenne, elle a publié une vidéo d’excuses publiques, reconnaissant avoir mal formulé ses pensées et exprimant son regret.
Pourtant, ces excuses n’ont pas suffi à apaiser les autorités judiciaires. Le procureur Ibrahima Ndoye a ordonné le lancement d’une enquête, confiant le dossier à la Division spéciale de cybersécurité. L’objectif : déterminer la portée exacte de ces déclarations et leur impact sur l’ordre public.
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