Le mardi 8 juillet dernier, la ville de Niamey a servi de cadre à une rencontre diplomatique majeure, réunissant pour la deuxième fois les ministres des Affaires étrangères de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) et leur homologue russe, Sergueï Lavrov.
Cette session de travail a rassemblé les représentants du Niger, du Mali et du Burkina Faso, à savoir respectivement Bakary Yaou Sangaré, Abdoulaye Diop et Karamoko Jean Marie Traoré. Ensemble, ils ont défini de nouvelles orientations stratégiques pour renforcer les liens entre leurs nations et la Russie.
Le ministre malien, Abdoulaye Diop, a salué les avancées significatives issues des échanges réguliers entre l’AES et la Russie. Selon ses propos, ces collaborations ont « abouti à des résultats tangibles, notamment en matière de coopération militaire, mais aussi dans le domaine économique et commercial ». Il a également mis en avant une « vision diplomatique partagée », essentielle pour structurer les relations futures entre les parties.
Lors de cette réunion, les ministres de l’AES ont insisté sur l’urgence d’intensifier les efforts conjoints contre le terrorisme. Ils ont appelé à un renforcement des capacités opérationnelles de la Force unifiée de la Confédération AES, tout en soulignant l’importance d’un partenariat économique renforcé. Ce dernier s’inscrit dans le cadre de la Feuille de route de l’an II de la Confédération, un document stratégique visant à dynamiser le développement régional.
Sergueï Lavrov, lors de cette rencontre à Niamey, a réitéré l’engagement indéfectible de la Russie envers l’AES. Il a réaffirmé le soutien de Moscou « à la fois pour la sécurisation de l’espace confédéral et pour la promotion d’un développement durable au service des populations ».
Cette session de consultations s’inscrit dans la continuité des échanges initiés lors de la première réunion, organisée en avril 2025 à Moscou. Elle s’ajoute également à la tournée africaine récente du ministre russe des Affaires étrangères, marquant ainsi une volonté commune de consolider les relations bilatérales et multilatérales.
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