15 juillet 2026

Afrique Horizon

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Justice internationale et protection des civils au cœur des priorités de la RDC

Un plaidoyer pour la justice et la paix mondiale

Lors de sa visite à New York pour assurer la présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa, a porté haut les enjeux de son pays en matière de paix, de sécurité et de justice internationale. Son intervention a mis l’accent sur des priorités précises : la protection des populations civiles, la lutte contre les violences sexuelles comme armes de guerre et l’exigence d’une justice sans faille pour les victimes.

Interrogée sur l’actualité politique intérieure de la RDC, elle a réaffirmé l’attachement indéfectible de son gouvernement aux valeurs démocratiques, malgré les tensions sociales qui traversent le pays.

« Nous évoluons dans un cadre démocratique », a-t-elle déclaré, rappelant que la liberté de manifester est un droit constitutionnel. Toutefois, elle a insisté sur la nécessité pour chaque citoyen de respecter les lois et l’ordre constitutionnel lors de toute mobilisation. Pour elle, le patriotisme et la cohésion nationale passent avant tout par le respect des règles communes.

Protéger les civils : un impératif humanitaire

À l’occasion de ce déplacement diplomatique d’envergure, Judith Suminwa a souhaité recentrer les débats internationaux sur la protection des populations civiles, une problématique cruciale dans un contexte mondial marqué par des conflits persistants et des crises humanitaires majeures.

Elle a particulièrement souligné l’urgence de protéger les groupes les plus vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les survivants de violences. Pour la cheffe du gouvernement, les résolutions adoptées par l’ONU ne suffisent pas : leur mise en œuvre concrète sur le terrain est indispensable.

Violences sexuelles : une arme de guerre à éradiquer

La Première ministre a dénoncé avec force l’utilisation systématique des violences sexuelles comme outil de guerre, un phénomène largement documenté et condamné par la communauté internationale. Elle a appelé le Conseil de sécurité à intégrer davantage cette question dans les processus de paix et à prendre des mesures concrètes pour protéger les victimes.

Parmi ses propositions : inclure cette problématique dans les négociations de cessez-le-feu, renforcer les dispositifs de protection des victimes et garantir leur accès à la justice et aux réparations. « Aucun crime ne doit rester impuni », a-t-elle martelé, insistant sur la nécessité d’une justice à la fois rapide et efficace.

Gestion des crises sanitaires : entre mobilisation et défis

En marge des discussions sur la sécurité et la justice, Judith Suminwa a abordé la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement la RDC. Elle a salué l’engagement international, avec près d’un milliard de dollars promis par les partenaires, tout en pointant du doigt les retards dans les décaissements effectifs.

De son côté, le gouvernement congolais a alloué 50 millions de dollars à la riposte contre l’épidémie. Des fonds ont été mobilisés pour la recherche et les soins, sous la coordination de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB).

Elle a également rappelé que la gestion de cette crise sanitaire ne peut être dissociée de ses dimensions sociale et économique. L’objectif est clair : empêcher que la situation ne dégénère en une crise humanitaire encore plus alarmante pour les populations les plus fragiles du pays.