30 juin 2026

Afrique Horizon

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Joe la Conscience dénonce un projet dynastique au Cameroun

Dans une tribune publiée fin juin 2026, le militant politique Joe La Conscience attaque directement Paul Biya. Il dresse un réquisitoire sévère : 43 ans de gouvernance chaotique, des libertés publiques en recul, et un projet de transmission héréditaire du pouvoir. Accuser le vieux président de préparer une succession familiale est monnaie courante ; mais le terme « dynastocratie », lui, est inédit.

Un bilan en lambeaux après 43 ans de pouvoir

Joe La Conscience remonte aux origines. Selon lui, l’arrivée de Paul Biya en 1982 fut une erreur historique de son prédécesseur Ahmadou Ahidjo. Ce qui devait être un mandat de transition s’est transformé en règne personnel ininterrompu.

La tribune dresse un tableau économique très sombre, une gouvernance qualifiée de tribale, un effritement continu des libertés. Ces accusations sont graves mais ne reposent sur aucune source officielle ; ce sont les analyses de l’auteur, pas les conclusions d’une enquête. Le ton, lui, reste celui d’un acte d’accusation.

La vice-présidence, outil d’une succession familiale ?

Le texte devient plus précis et plus polémique. Joe La Conscience pointe les récentes réformes constitutionnelles, notamment la création du poste de vice-président, comme un possible mécanisme de succession piloté d’en haut. Il invente le mot « dynastocratie » pour désigner ce qu’il voit comme une volonté de transmettre le pouvoir au sein du cercle familial présidentiel.

Il évoque aussi des rivalités supposées dans l’entourage présidentiel, des scénarios de succession. Aucun de ces éléments n’est confirmé officiellement, et l’auteur les présente lui-même comme des hypothèses. Cela n’enlève rien à leur force : ils révèlent un débat qui monte, y compris dans des milieux qui ne sont pas ceux de l’opposition radicale.

La question de la santé du président, les incertitudes sur l’après-Biya, les tensions autour d’une transition potentielle : Joe La Conscience ne les invente pas. Il les met en mots, avec ses propres conclusions.

C’est un virage que le débat politique camerounais est en train de prendre, que les institutions le reconnaissent ou non.