3 juin 2026

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Gouvernement : les inquiétudes de Ousmane Sonko face à la nomination de Moussa Sarr

Gouvernement : les craintes de Ousmane Sonko face à la nomination de Moussa Sarr au ministère de la Justice

Gouvernement : les craintes de Ousmane Sonko face à la nomination de Moussa Sarr au ministère de la Justice

Le choix de Moussa Sarr pour diriger le ministère de la Justice au Sénégal inquiète Ousmane Sonko, leader du parti Pastef. Des tensions judiciaires passées et des interrogations sur l’indépendance du nouveau Garde des Sceaux alimentent les réserves du mouvement politique.

Dès l’annonce de la composition du nouveau gouvernement, Ousmane Sonko a exprimé ses préoccupations majeures concernant la nomination de Moussa Sarr au poste de Garde des Sceaux. Selon lui, ce choix ne contribue pas à apaiser les tensions entre Pastef et les institutions judiciaires. Le leader politique a d’ailleurs transmis un message clair au Premier ministre Al Amine Lô, ainsi qu’à certains membres de son propre parti ayant accepté des fonctions ministérielles.

Le gouvernement fraîchement installé fait déjà l’objet de critiques, mais c’est bien le ministère de la Justice qui focalise l’attention. Ousmane Sonko considère que Moussa Sarr a été impliqué à plusieurs reprises dans des affaires judiciaires ayant marqué les relations conflictuelles entre Pastef et certaines juridictions. « Le choix opéré pour ce ministère ne nous inspire pas confiance. Ce nouveau Garde des Sceaux a joué un rôle central dans des dossiers sensibles qui ont alimenté les tensions », a-t-il expliqué lors d’une intervention publique.

Malgré ces réserves, Sonko a choisi de temporiser en attendant les premières actions de Moussa Sarr. Cependant, il a clairement indiqué que Pastef surveillerait de près l’action du ministère. « Nous avons des doutes, mais nous allons observer. Et nous prendrons les mesures nécessaires, notamment au niveau de l’Assemblée nationale », a-t-il prévenu.

Al Amine Lô sous le feu des critiques

Ousmane Sonko a également pointé du doigt le Premier ministre Al Amine Lô, qu’il accuse de s’éloigner de sa mission de technocrate. Selon le leader de Pastef, le chef du gouvernement s’immisce davantage dans des considérations politiques que dans la gestion administrative du pays. « Je lui demande de rester dans son rôle de technocrate. Il a été nommé pour cela, alors qu’il s’en tienne à cette fonction », a-t-il lancé.

Sonko est allé plus loin en évoquant des informations sur les agissements du Premier ministre. « Je suis au courant de nombreuses initiatives qu’il mène. Par courtoisie, je me suis montré patient jusqu’à présent. Mais il ne faut pas qu’il me pousse à bout », a-t-il menacé sans préciser davantage.

Des responsables de Pastef dans le viseur

Les critiques de Ousmane Sonko ne se limitent pas aux membres du gouvernement. Il a également visé plusieurs figures de Pastef ayant intégré l’équipe ministérielle sans concertation avec les instances du parti. Parmi eux, Balla Moussa Fofana, Ibrahima Sy et Yankoba Diémé ont été nommément cités. « Tous ceux qui ont accepté ces postes l’ont fait pour leur propre compte. Le moment venu, nous réglerons leurs comptes », a-t-il déclaré avec fermeté.

Ces déclarations révèlent les premières frictions au sein de la nouvelle équipe gouvernementale. Toutefois, c’est la nomination de Moussa Sarr qui cristallise les plus vives inquiétudes de Ousmane Sonko, qui attend désormais des actes concrets pour se forger une opinion définitive.