23 juillet 2026

Afrique Horizon

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Côte d’Ivoire : bataille renforcée contre l’orpaillage illégal en six ans

Un bilan impressionnant dans la lutte contre l’exploitation minière clandestine

Le Président Alassane Ouattara a présidé, ce jour, une réunion exceptionnelle du Conseil national de sécurité au Palais de la Présidence. L’objectif ? Évaluer l’évolution de la situation sécuritaire ivoirienne, avec un accent particulier sur les avancées enregistrées dans l’éradication de l’orpaillage illégal. Depuis 2021, le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI) mène une campagne sans relâche, et les résultats parlent d’eux-mêmes.

Entre 2021 et le premier semestre 2026, plus de 8 500 sites clandestins ont été démantelés à travers tout le territoire. Ces opérations ont également permis de neutraliser 4 474 individus, dont une majorité de ressortissants étrangers, et de saisir des actifs d’une valeur totale dépassant 960 millions de FCFA, sans oublier près de 136 kilogrammes d’or brut. De plus, des centaines d’engins et d’équipements illicites ont été confisqués puis détruits pour empêcher toute reprise des activités.

L’orpaillage illégal reste cependant un fléau persistant. Malgré ces succès, le phénomène continue de s’étendre dans plusieurs régions, posant des défis majeurs en matière de sécurité, d’environnement et de stabilité économique. Les autorités ont donc tiré la sonnette d’alarme.

Cette activité illicite menace non seulement les ressources naturelles, mais aussi la cohésion sociale et la souveraineté du pays.

Des mesures drastiques pour éradiquer définitivement l’orpaillage clandestin

Face à cette situation, le Chef de l’État a donné des instructions claires au Premier ministre Robert Beugré Mambé : renforcer sans délai l’arsenal juridique et opérationnel pour mettre fin à ce fléau. Plusieurs axes stratégiques ont été définis pour intensifier la lutte.

Renforcement des structures locales et collaboration internationale

Le Conseil national de sécurité a souligné l’importance de mobiliser tous les acteurs locaux. Les autorités administratives, traditionnelles et coutumières, ainsi que les forces de défense, seront davantage impliquées via les Comités départementaux de sécurité et les Cellules civilo-militaires, sous la supervision des préfets. L’objectif ? Une coordination optimale sur le terrain.

Par ailleurs, une collaboration renforcée avec les ambassades des pays d’origine des orpailleurs étrangers est prévue. Cette coopération vise à intensifier les campagnes de sensibilisation et à faciliter le rapatriement des individus interceptés dans le cadre des opérations.

Sanctions sévères et mobilisation des moyens

Le Président a exigé l’application stricte des lois contre toute personne ou entité impliquée dans cette exploitation illicite. Le Premier ministre a été chargé de préparer, dans les meilleurs délais, une communication officielle en Conseil des ministres pour durcir le dispositif légal. Parallèlement, les capacités du GS-LOI et des unités partenaires seront renforcées afin d’améliorer leur efficacité sur le terrain.

Le Conseil national de sécurité a réaffirmé sa détermination à éradiquer l’orpaillage illégal. Cette volonté s’inscrit dans une démarche plus large de préservation des écosystèmes, de protection des communautés locales et de sécurisation du développement économique de la Côte d’Ivoire.